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Print September 2, 2012

Si vous êtes favorable à l’hégémonie libérale globale, vous êtes l’Adversaire

Alexander Dugin

3,375 words

English original here

En février 2012, le professeur Douguine s’est rendu à New Delhi en Inde afin d’assister au 40ème Congrès Mondial de l’Institut International de Sociologie dont le thème était “Après l’hégémonie occidentale : les sciences sociales et leur public”. En marge de la conférence, le Pr Dougine a aimablement pris le temps de répondre aux quelques questions des représentants d’Arktos. Dans cet entretien, nous avons demandé au Pr Douguine d’éclaircir quelques unes de ses positions fondamentales afin de dissiper les confusions et malentendus qui existent dans le monde anglophone à propos de lui et de son mouvement, le Mouvement Eurasien, ainsi que de sa ramification, l’Alliance Révolutionnaire Globale. L’entrevue a été conduite par Daniel Friberg, directeur général d’Arktos, et John B. Morgan, son directeur éditorial.

Vous êtes perçu en Occident comme étant un nationaliste russe. Vous reconnaissez-vous dans cette définition ?

Le concept de nation est un concept capitaliste, occidental. Pour sa part, l’Eurasianisme, au contraire du nationalisme, met en valeur les différences culturelles et ethniques, et non pas une unification basée sur l’individu. Nous nous différencions du nationalisme parce que nous défendons un pluralisme des valeurs. Nous défendons des idées, pas notre communauté ou notre société. Nous contestons la postmodernité, mais pas seulement pour le compte de la nation russe. La postmodernité est un gouffre béant. La Russie entre seulement pour partie dans cette lutte globale. Elle en est certainement un élément important, mais pas le but ultime. Nous considérons ne pas pouvoir sauver la Russie sans sauver le monde en même temps. Et de même, nous ne pouvons pas sauver le monde sans sauver la Russie.

Ce n’est pas seulement une lutte contre l’universalisme occidental. C’est une lutte contre tous les universalismes, même les islamiques. Nous rejetons toute volonté d’imposer un universalisme, qu’il soit occidental, islamique, socialiste, libéral ou russe. Nous ne défendons pas l’impérialisme ou le revanchisme russe, mais plutôt une vision globale et une multipolarité basées sur la dialectique civilisationnelle. Ceux auxquels nous nous opposons disent que la multiplicité des civilisations conduit nécessairement à l’affrontement. C’est une affirmation fausse. La mondialisation et l’hégémonie américaine provoquent des ingérences sanglantes et déclenchent des flambées de violence chez des civilisations entre lesquelles pourrait exister, en fonction des circonstances historiques, la paix, le dialogue ou l’antagonisme. Mais imposer une domination sous-jacente implique le conflit et conduit inévitablement au pire dans l’avenir. Ainsi, ils parlent de paix mais ils font la guerre. Nous, nous défendons la justice – pas la paix ni la guerre, mais la justice et le dialogue et le droit naturel de tout ensemble culturel de préserver son identité et de contrôler son destin. Nous devons nous libérer de ces prétendus universalismes.

Comment voyez-vous le rôle de la Russie dans l’organisation des forces antimodernes ?

Il existe différents niveaux dans la création de mouvements ou courants anti-mondialistes, ou plutôt anti-occidentaux. L’idée fondamentale est d’unir les personnes qui luttent contre le statu quo. Alors, comment se définit ce statu quo ? C’est une série de phénomènes liés provoquant un glissement important qui nous amène de la modernité vers la postmodernité. Il est façonné par le passage du monde unipolaire, incarné principalement par l’influence des États-Unis et de l’Europe occidentale, vers la soi-disant non-polarité de l’actuelle hégémonie implicite et des révolutions qu’elle a orchestrées à distance, comme par exemple les diverses révolutions colorées. Le but fondamental derrière cette stratégie est que l’Occident finisse par contrôler la planète, non seulement par l’intervention directe, mais également par la généralisation de son ensemble de valeurs, de normes et de son éthique.

Le statu quo de l’hégémonie libérale de l’Ouest est devenu global. C’est une occidentalisation de toute l’humanité. Cela signifie que ses normes, telles que le libre marché, le libre échange, le libéralisme, la démocratie parlementaire, les droits de l’homme et l’individualisme absolu sont devenues universelles. Cet ensemble de normes est perçu différement selon les régions du monde, mais l’Occident considère son regard spécifique comme allant de soi et sa généralisation comme étant inévitable. Ce n’est rien moins qu’une colonisation de l’esprit et des pensées. C’est un nouveau genre de colonialisme, un nouveau genre de puissance, et un nouveau genre de contrôle qui est mis en œuvre par l’intermédiaire d’un réseau. Qui est relié au réseau global s’assujettit à son code. Ce processus conduit par l’Occident postmoderne devient rapidement global. Le prix qu’une nation ou qu’un peuple doit payer pour être connecté au réseau de la mondialisation occidentale est l’acceptation de ses normes. C’est la nouvelle hégémonie de l’Ouest. Il s’agit d’une mutation de l’hégémonie ouvertement exprimée par l’Occident dans le passé, à travers le colonialisme et l’impérialisme pur et simple, en une version implicite et plus subtile de celle-ci.

Pour combattre cette menace globale, il est important d’unir toutes les forces qui, dans des périodes passées, se seraient définies comme anti-impérialistes. Aujourd’hui, il nous faut mieux saisir qui est notre ennemi. L’ennemi d’aujourd’hui est caché. Il agit en utilisant les normes et les valeurs de la voie occidentale du développement et en ignorant la diversité représentée par d’autres cultures et civilisations. Aujourd’hui, nous invitons tous ceux qui accordent de l’importance aux valeurs spécifiques des civilisations non-occidentales, et à tout ce qui recèle d’autres formes de valeurs, à s’opposer à cette tentative de généralisation globale et d’hégémonie cachée.

C’est une lutte culturelle, philosophique, ontologique, et eschatologique, parce que dans le statu quo nous identifions l’essence de l’âge sombre, ou le grand paradigme. Mais nous devons également passer d’une position purement théorique à un niveau pratique et géopolitique. Et au niveau géopolitique, la Russie conserve le potentiel, les ressources et la disposition à relever ce défi, parce que depuis longtemps l’histoire russe a été intuitivement orientée contre la funeste perspective qui nous guette. La Russie est une grande puissance avec une conscience aiguë de ce qui se déroule dans le monde, historiquement parlant, et une conscience profonde de sa propre mission eschatologique. Par conséquent, il est tout à fait normal que la Russie doive jouer un rôle central dans cette coalition qui s’oppose au statu quo. La Russie a défendu son identité contre le catholicisme, le protestantisme et l’Occident moderne pendant la période tsariste, et puis contre le capitalisme libéral pendant la période soviétique. Maintenant arrive une troisième vague dans cette lutte – la lutte contre la postmodernité, l’ultralibéralisme et la mondialisation. Mais cette fois, la Russie ne peut plus seulement compter sur ses propres ressources. Elle ne peut pas uniquement se battre sous la bannière du christianisme orthodoxe ni réintroduire ou s’appuyer sur la doctrine marxiste comme option viable, puisque le marxisme est en soi une source majeure des idées destructrices qui composent la postmodernité.

La Russie est maintenant l’un des nombreux participants à cette lutte globale et ne peut pas mener seule ce combat. Nous devons unir toutes les forces qui sont opposées à la norme occidentale et à son système économique. Nous devons ainsi nouer des alliances avec tous les mouvements sociaux et politiques de gauche qui contestent le statu quo du capitalisme libéral. Nous devons de même nous allier avec toutes les forces identitaires qui refusent le mondialisme pour des raisons culturelles. Dans cette perspective, des mouvements islamiques, des mouvements hindous ou des mouvements nationalistes du monde entier devraient également être considérés comme des alliés. Hindous, bouddhistes, chrétiens, et identitaires païens en Europe, américains ou latino-américains, ou d’autres types de cultures, devraient tous former un front commun. L’idée est de les unir tous dans la lutte contre l’Ennemi unique qui représente le Mal à travers la défense d’une multiplicité des concepts qui, elle, relève du Bien.

Ce contre quoi nous sommes nous unira, alors que ce pour quoi nous sommes nous divise. Par conséquent, nous devons mettre l’accent sur ce que nous combattons. L’ennemi commun nous unit, alors que les valeurs positives que chacun de nous défend ne font en réalité que nous diviser. Par conséquent, nous devons créer des alliances stratégiques pour renverser l’ordre des choses, ordre dont le noyau pourrait se définir comme l’addition des droits de l’homme, de l’anti-hiérarchie, et du politiquement correct – tout ce qui est le visage de la Bête, de l’Antichrist ou, en d’autres termes, du Kali-Yuga.

Où placez-vous la spiritualité traditionaliste dans le programme Eurasien ?

Il y a des cultures sécularisées, mais au cœur de toutes, l’esprit de la Tradition, religieux ou autre, demeure. En défendant la multiplicité, la pluralité et le polycentrisme des cultures, nous faisons appel aux principes de leurs essences que nous pouvons uniquement trouver dans les traditions spirituelles. Mais nous essayons de relier cette démarche à la soif de justice sociale et de liberté des peuples.
L’idée est de joindre l’esprit de la Tradition au désir de justice sociale. Et donc, nous ne voulons pas nous opposer aux défenseurs de la justice sociale, parce que c’est la stratégie principale du pouvoir hégémonique : diviser la Gauche et la Droite, diviser les cultures, diviser les groupes ethniques, l’Est et l’Ouest, les musulmans et les chrétiens. Nous invitons la Gauche et la Droite à s’unir, et à ne pas s’opposer ni au traditionalisme et à la spiritualité ni à la justice sociale et au progrès social. Ainsi nous ne sommes ni de droite ni de gauche. Nous sommes contre la postmodernité libérale. Notre idée est d’unir tous les fronts et de ne pas se laisser diviser. Quand nous sommes divisés, il est plus facile de nous dominer et de nous diriger. Si nous sommes unis, la loi des libéraux cessera immédiatement de peser sur nous. C’est notre stratégie globale. Et lorsque nous essayons de conjuguer la tradition spirituelle avec la justice sociale, une panique immédiate se fait jour parmi les libéraux. Ils ont vraiment très peur de cela.

Quelle tradition spirituelle doit suivre celui qui veut participer au combat Eurasianiste , et est- ce une démarche nécessaire ?

On devrait chercher à devenir un élément concret de la société dans laquelle on vit, et suivre la tradition qui y prévaut. Par exemple, je suis orthodoxe russe. C’est ma tradition. Cependant, sous certaines conditions, des individus peuvent choisir un chemin spirituel différent. L’important est d’avoir des racines. Il n’existe pas de réponse universelle. Si quelqu’un néglige ce fondement spirituel, mais est disposé à participer à notre lutte, il se peut bien qu’au cours de la lutte il puisse trouver une signification spirituelle plus profonde à celle-ci. Notre idée est que notre ennemi est plus que simplement humain. Le Mal est quelque chose de plus profond que l’humanité, l’avarice, ou l’exploitation. Ceux qui combattent pour le compte du Mal sont ceux qui n’ont aucune foi spirituelle. Ceux qui s’opposent à lui peuvent rencontrer cette foi. Ou, peut-être pas. C’est une possibilité mais ce n’est pas une règle obligatoire. C’est recommandé, mais pas nécessaire.

Que pensez-vous de la Nouvelle Droite Européenne et de Julius Evola, et en particulier de leur opposition respective au christianisme ?

Il incombe aux Européens de décider quel genre de spiritualité ils doivent raviver. Pour nous Russes, c’est le christianisme orthodoxe. Nous considérons notre tradition comme étant authentique. Nous considérons que notre tradition s’inscrit dans la continuité des anciennes traditions pré-chrétiennes de la Russie, comme le reflète, un aspect parmi d’autres, notre vénération des saints et des icônes. Par conséquent, il n’y a aucune opposition entre nos plus anciennes et plus récentes traditions. Evola s’oppose à la tradition chrétienne occidentale. Ce qui est intéressant c’est sa critique de la désacralisation du christianisme occidental, qui concorde bien avec la critique orthodoxe du christianisme occidental. Il est facile de voir que la sécularisation du christianisme occidental a produit le libéralisme. La sécularisation de la religion orthodoxe nous a donné, quant à elle, le communisme. C’est l’individualisme contre le collectivisme. Pour nous, le christianisme en lui-même n’est pas un problème, comme c’est le cas en Occident. Evola a tenté de rétablir la Tradition. La Nouvelle Droite essaie également de restaurer la Tradition Occidentale, ce qui est une très bonne chose. Mais étant orthodoxe russe, je ne peux pas décider du bon chemin à prendre pour l’Europe, puisque nous avons un ensemble de valeurs différent. Nous ne voulons pas dire aux Européens ce qu’ils doivent faire, ni ne voulons qu’ils nous disent ce que nous devons faire. En tant qu’Eurasianistes, nous accepterons toute solution. Evola était Européen, il pouvait donc débattre et suggérer la solution la plus appropriée pour l’Europe. Chacun de nous peut seulement trouver la solution qui le concerne. Mais j’ai constaté que nous avons plus en commun avec la Nouvelle Droite qu’avec les catholiques. Je partage nombre des opinions d’Alain de Benoist. Ce n’est pas le cas vis-à-vis des catholiques modernes. Ils souhaitent en effet convertir la Russie et ce n’est pas compatible avec nos projets. Je considère Alain de Benoist comme étant l’intellectuel le plus important en Europe aujourd’hui. La Nouvelle Droite par exemple ne veut pas imposer le paganisme européen aux autres. Concernant Evola, je le considère comme étant un maître et une figure symbolique de la Révolte Finale et de la Grande Renaissance, comme l’est aussi Guénon. Pour moi, dans cet âge sombre que nous traversons, ces deux penseurs représentent l’essence de la Tradition Occidentale.

Dans notre précédente conversation, vous aviez mentionné que les Eurasianistes devraient travailler avec certains groupes jihadistes. Cependant, ces derniers défendent une forme d’universalisme, et leur but affiché est l’imposition de la loi islamique au monde entier. Quelles sont les chances qu’une telle collaboration fonctionne ?

Les jihadistes sont des universalistes, tout comme le sont les Occidentaux séculiers qui souhaitent la mondialisation. Mais ils ne sont pas semblables, parce que le projet occidental cherche à dominer tous les autres et à imposer son hégémonie partout. Il nous attaque directement tous les jours à travers les médias de masse, les modes, et en érigeant des exemples pour la jeunesse, et par le biais de bien d’autres choses encore. Nous sommes submergés par cette hégémonie culturelle globale. L’universalisme salafiste est un genre d’alternative marginale. Ils ne doivent pas être considérés de la même façon que ceux qui encouragent la mondialisation. Ils luttent également contre notre ennemi. Nous n’aimons pas les universalistes, mais il y a des universalistes qui aujourd’hui nous attaquent et gagnent, et il y a également des universalistes non conformistes qui luttent contre l’hégémonie des universalistes occidentaux et libéraux, et par conséquent ceux-ci sont aujourd’hui des amis tactiques. Avant que leur projet d’un état islamique global puisse se réaliser, il se sera passé beaucoup de temps et nous aurons traversé beaucoup de batailles et de conflits. Alors que la domination libérale globale est, quant à elle, un fait bien établi. Nous invitons donc tout le monde à lutter à nos côtés contre cette hégémonie, contre ce statu quo. Je préfère m’occuper de ce qui est la réalité actuelle, plutôt que de ce qui pourra advenir. Tous ceux qui s’opposent à l’hégémonie libérale sont pour le moment nos amis. Ce n’est pas de la morale, c’est de la stratégie. Carl Schmitt a dit que la politique commence par la distinction entre les amis et les ennemis. Il n’y a aucun ami éternel et aucun ennemi éternel. Nous luttons contre l’hégémonie universaliste existante. Chacun lutte contre elle pour son propre ensemble particulier de valeurs.

Par souci de cohérence, nous devons également prolonger, élargir, et créer une alliance plus vaste. Je n’aime pas les salafistes. Il serait plus avisé de nous aligner à côté des soufis traditionalistes par exemple. Mais je préfère travailler avec les salafistes contre l’ennemi commun plutôt que dépenser de l’énergie en luttant contre eux tout en éludant ce qui constitue la plus grande menace actuelle.

Si vous êtes favorable à l’hégémonie libérale globale, vous êtes l’Adversaire. Si vous êtes contre elle, vous êtes un ami. Le premier incline à accepter cette hégémonie ; l’autre est dans la révolte.

À la lumière des événements récents en Libye, quel regard portez-vous sur Kadhafi ?
Le Président Medvedev a commis un vrai crime contre Kadhafi en contribuant à lancer une série d’interventions dans le monde arabe. C’était un vrai crime commis par notre président. Ses mains sont couvertes de sang. Il est un collaborateur de l’Occident. L’assassinat de Kadhafi fut en partie de sa responsabilité. Nous, Eurasianistes, avons défendu Kadhafi, non pas parce que nous étions ses admirateurs ou de fervents lecteurs de son Livre vert, mais parce que c’était une question de principes. Derrière l’insurrection en Libye se cache l’hégémonie occidentale, et elle a provoqué un chaos sanglant. Quand Kadhafi est tombé, l’hégémonie occidentale s’est renforcée. Ce fut une défaite. Mais pas la défaite finale. Cette guerre a une suite. Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre. Quelque chose de différent émergera peut-être en Libye parce que sa situation est tout à fait instable. A titre d’exemple, la guerre d’Irak a en fait renforcé l’influence de l’Iran dans la région, contrairement aux desseins des hégémonistes occidentaux.

Etant donné la situation en Syrie actuellement, le scénario se répète. Cependant, la situation, avec le retour de Poutine au pouvoir, est plus favorable. Lui, au moins, est ferme et conséquent en ce qui concerne son soutien au Président Al-Assad. Peut-être sera-ce insuffisant pour stopper l’intervention occidentale en Syrie. Je souhaite que la Russie aide notre allié de manière plus effective en lui fournissant des armes, des moyens financiers etc. La chute de la Libye fut une défaite pour la Russie. La chute de la Syrie en constituera une supplémentaire.

Que pensez-vous de Vladimir Poutine et quelles sont vos relations avec lui ?

Il a été bien meilleur qu’Eltsine. Dans les années 90, il a sauvé la Russie d’un effondrement complet. La Russie était au bord du désastre. Avant Poutine, les libéraux occidentalisés étaient en mesure de dicter la politique russe. Poutine a rétabli la souveraineté de l’État russe. C’est la raison pour laquelle je l’ai soutenu. Cependant, après 2003, négligeant le développement d’une véritable stratégie nationale, Poutine a cessé ses réformes patriotiques et eurasianistes et il a commencé à être plus conciliant avec les partisans du libéralisme économique qui voulaient que la Russie s’intégrât dans la mondialisation. En conséquence, il commença à perdre de sa légitimité, et je suis ainsi devenu de plus en plus critique envers lui. Dans certaines circonstances, j’ai travaillé avec des personnes proches de lui pour le soutenir dans ses choix politiques, alors que je me suis opposé à lui pour d’autres de ses choix. Quand Medvedev a été choisi comme son héritier, ce fut une catastrophe puisque son entourage était entièrement libéral. J’étais contre Medvedev. Je me suis opposé à lui, en partie, du point de vue Eurasianiste. Maintenant Poutine va revenir au pouvoir. Tous les libéraux sont contre lui, et toutes les forces pro-occidentales sont contre lui. Face à cela, il n’a pas encore fait un choix clair dans ses positions.

Cependant, il est obligé de regagner la confiance et l’appui du peuple russe. Il ne peut faire autrement. Il est dans une situation critique, bien qu’il ne semble pas en être pleinement conscient. Il hésite à opter pour le camp patriotique. Il pense qu’il peut trouver un soutien parmi certains des libéraux, ce qui est une complète erreur. Aujourd’hui, je ne suis pas aussi critique envers lui que je ne l’étais auparavant, mais je pense qu’il est dans une situation très difficile. S’il continue à hésiter, il chutera. J’ai récemment édité un livre intitulé Poutine contre Poutine, parce que son plus grand ennemi c’est lui-même. Du fait de ses hésitations, il se coupe de plus en plus de son soutien populaire. Les Russes se sentent trompés. J’ai coopéré avec lui dans certains cas, et me suis opposé à lui dans d’autres. Je suis en contact avec lui. Mais il y a tant de forces autour de lui. Les libéraux et les patriotes russes de son entourage ne sont pas suffisamment pertinents, intellectuellement parlant. Par conséquent, il est contraint de ne compter que sur lui-même et sur son intuition. Mais l’intuition ne peut pas être la seule source dans la prise de décisions et l’élaboration de stratégies politiques. Quand il reprendra le pouvoir, il sera contraint de reprendre ses positions anti-occidentales, parce que notre société est anti-occidentale par nature. La Russie a une longue tradition de rébellion contre les envahisseurs étrangers et d’aide envers les étrangers qui résistent à l’injustice ; les Russes voient le monde de cette façon. Ils ne se satisferont pas d’un dirigeant qui ne gouvernera pas en accord avec cette tradition.

Source: http://www.voxnr.com/cc/d_douguine/EFuyFEZklkXxQhVUwd.shtml

 

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