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George Lincoln Rockwell:
Une vie National-Socialiste

[1]16.143 mots

Traduit par Le Fauconnier

Article tiré de la revue «National Socialist World», Numéro 5, Hiver 1967.

Le 18 juin 1945, un peu plus de six semaines après la mort d’Adolf Hitler, Rudolf Hess écrivait les mots suivants dans une lettre à sa femme, de sa cellule de prison:

Tu imagineras aisément combien, ces dernières semaines, mes pensées se sont tournées sur les années passées: de ce quart de siècle d’Histoire, qui se concentre pour nous en un seul nom et qui est plein des expériences humaines les plus merveilleuses. L’Histoire n’est pas finie. Elle reprendra tôt ou tard les fils apparemment rompus pour toujours et les retissera en un nouveau motif. L’élément humain n’est plus et ne vit que dans la mémoire.

Très peu de gens ont eu le privilège, comme nous, de participer depuis le tout début à la croissance d’une personnalité unique, au travers de la joie et du chagrin, de l’espoir et des problèmes, de l’amour et de la haine, de toutes les manifestations de grandeur — et, plus que tout, de toutes les petites indications de faiblesse humaines, sans lesquelles un homme n’est pas vraiment digne d’amour. . . [1] [2]

Même pour quelqu’un qui a eu le privilège d’assister aux manifestations de grandeur, il peut être extrêmement difficile de mettre des mots adéquats sur ces manifestations, et par là de donner une image véritable d’une personnalité grande et unique. Pour quelqu’un qui n’a pas la base d’un quart de siècle de participation dans la croissance d’une telle personnalité, mais moins de deux ans, la tâche est particulièrement malaisée. Ce serait donc un vain espoir d’espérer que les pages suivantes reflèteront la vraie grandeur de l’homme. Cette grandeur sera mieux reflétée par la fécondité de sa vie de travail dans les années à venir.

Ici, cependant, nous pouvons au moins espérer évoquer une image de l’homme, aussi imparfaite et incomplète soit-elle, qui pourra servir à inspirer ces Nationaux Socialistes qui n’ont pas eu le privilège de le connaître personnellement.

George Lincoln Rockwell est né le 9 mars 1918 à Bloomington, petite ville rurale et minière du centre de l’Illinois. Ses deux parents étaient acteurs de théâtre. Son père, George Lovejoy Rockwell, était un comédien de vaudeville de vingt-huit ans, d’ascendance anglaise et écossaise. Sa mère, née Claire Schade, était une jeune danseuse germano-française, issue d’une famille de danseurs. Ses parents divorcèrent quand il avait six ans, et il vécut alternativement, ainsi que son petit frère et sa petite sœur, chez sa mère et chez son père pendant les années suivantes.

Le jeune Rockwell passa la plus grande partie de sa jeunesse dans le Maine, à Rhode Island et dans le New Jersey. Son père s’était installé dans une petite ville côtière du Maine, et Rockwell y passait ses étés, allant à l’école à Atlantic City, et, plus tard, à Providence pendant l’hiver. Certains de ses plus chers souvenirs des années suivantes sont ceux des jours d’été passés sur les plages du Maine, des randonnées dans les forêts du Maine, ou d’explorations d’anses et de criques sur les côtes du Maine dans son voilier, qu’il avait construit lui-même à partir d’une vieille yole. Rockwell acquit ce qui devait rester un amour à vie pour la navigation et la mer pendant ces années de jeunesse passées avec son père dans le Maine.

En dehors d’un peu plus de voyages que l’enfant moyen, il est difficile de trouver quoi que ce soit d’extraordinaire dans l’environnement de son enfance. Il ne vivait ni au milieu d’une grande pauvreté, ni d’une grande richesse; il avait des relations tendres avec ses parents, malgré leur divorce; il était un enfant en bonne santé, et il ne semble pas y avoir eu trace de tristesse ou de crise prolongée dans son enfance. Si par la suite il devait se rappeler avec plus grand plaisir des moments passés avec son père que de ceux passés avec sa mère, cela peut être attribué soit au meilleures opportunités offertes par cette vie sur les côtes du Maine de satisfaire la soif d’aventure de sa jeunesse, en comparaison à la vie en ville, soit au fait que sa mère vivait avec une sœur dominatrice que le jeune Rockwell n’aimait pas beaucoup.

Et pourtant, même jeune garçon il avait ces qualités de caractère qui devaient par la suite l’éloigner du commun des mortels. Sa qualité la plus remarquable était sa réactivité aux défis. Dire au jeune Rockwell qu’une chose était impossible, qu’elle ne pouvait tout simplement pas être accomplie, était d’éveiller la détermination irrésistible de le faire. Il a décrit une expérience qu’il eut à l’âge de dix ans qui illustre cet facette de sa personnalité. Un jeune gang des plus durs de l’école de grammaire où il étudiait dans une banlieue côtière d’Atlantic City l’avait isolé pour le bizuter. On l’avait informé qu’il devrait boire une tasse froide de l’océan, et qu’il ferait mieux de se détendre et de se soumettre gracieusement, toute résistance étant futile. Au lieu de se soumettre, il affronta férocement le groupe de ses agresseurs sur la plage, donnant des pieds et des mains, griffant, mordant et frappant, jusqu’à ce que les autres garçons finissent par abandonner le but de le jeter à l’eau et se retirent pour soigner leurs blessures.

Plus tard, adolescent, il découvrit que le défi présenté par une mer déchaînée lui faisait le même effet que le défi de ce gang d’ados. Lorsque les autres rangeaient leurs bateaux au port parce que l’eau était trop agitée, le jeune Rockwell trouvait en la navigation son plus grand plaisir. Il n’aimait rien tant que jeter ses forces et son talent contre les éléments déchaînés. Son esprit s’élevait en même temps que le vent et les vagues. Luttant avec la barre et le gréement d’un bateau ballotté, trempé d’embruns et emporté par des rafales violentes, il hurlait dans le vent avec une joie animale pure. [2] [3]

Ce côté particulièrement borné de sa nature — appelons cela un esprit combattif, si vous voulez — couplé à une intrépidité physique absolue, qui le mènerait à mille et une escapades dangereuses et écervelées dans sa jeunesse, lui donna, une fois adulte, la volonté de relever sans hésiter des défis risqués qu’aucune personne ordinaire n’aurait relevé; toute sa vie cela le mena à choisir la ligne de conduite que sa raison et sa sensibilité lui disaient être la bonne, peu importe la voie choisie par ceux autour de lui; au final, cela lui prodigua la force motrice qui le conduisit à poser un défi au monde entier lorsqu’il lui devînt évident que le monde s’était trompé de direction. Ce trait fournit la clé de compréhension de l’homme.

Deux autres caractéristiques qu’il montra enfant étaient une curiosité omnivore et une impartialité austère. Il attribuait sa curiosité, ainsi que les talents artistiques dont il fit preuve très tôt, à son père, qui possédait également ces traits, mais la source de son esprit rebelle et sa volonté indomptable est plus difficile à attribuer. Ils semblent avoir été le produit d’une combinaison rare et fortuite de gènes, donnant naissance à une nature nettement différente de celle de ses aïeux immédiats.

Il entra en première année à l’Université Brown à l’automne 1938. Son principal programme d’études était la philosophie, mais il était aussi très intéressé par les sciences. Il utilisa l’opportunité du travail sur les périodiques étudiants pour exercer ses talents en dessin et en création littéraire. En plus de ses activités scolaires, journalistiques et artistiques, il trouva également le temps de courir les jupons et de pratiquer d’autres sports collégiaux, dont le ski et l’escrime; devenant membre de l’équipe d’escrime de la Brown University.

C’est à l’université qu’il fit sa première rencontre frontale avec le libéralisme moderne. Il s’était inscrit à un cours de sociologie avec l’espoir naïf que, tout comme dans ses cours de géologie et de psychologie, il apprendrait les principes scientifiques qui sous tendent ces deux domaines de la connaissance humaine. De même, en sociologie, il apprendrait certains des principes fondamentaux qui sous-tendent le comportement social humain. Il ne rencontra cependant que déception et confusion, en se rendant progressivement compte qu’il y avait une profonde différence entre les attitudes des sociologues et, disons, celles des géologues envers leurs sujets. Alors que les auteurs de ses manuels de géologie prenaient soin de souligner qu’il y avait beaucoup de choses sur l’Histoire et la structure de la terre qui étaient encore inconnues, ou seulement imparfaitement connues, il était clair qu’il y avait effectivement des idées fondamentales et des faits bien établis sur lesquels la science était fondée, et qu’aussi bien son professeur de géologie que les auteurs de ses manuels de géologie voulaient sincèrement présenter ces idées et faits à l’étudiant d’une manière ordonnée, avec l’espoir que cela lui permettrait de mieux comprendre la nature de la planète sur laquelle il vivait. En sociologie, il trouvait les principes de base beaucoup plus insaisissables. Ce qui le troublait cependant le plus particulièrement, ce n’était pas tant la complexité des concepts que la suspicion que les eaux avaient été délibérément brouillées. Il redoublait d’efforts pour aller à la racine du sujet ou, à tout le moins, pour comprendre où menaient les allusions, les insinuations et les demi-tours: «Je me suis enterré dans mes livres de sociologie, absolument déterminé à trouver pourquoi il me manquait le fond de la chose». [3] [4]

L’idée égalitaire que les différences manifestes entre les capacités des individus et entre le développement évolutif des différentes races s’expliquent presque entièrement par les effets environnementaux contemporains — qu’il n’y a pas vraiment de différences innées de qualité dignes d’être mentionnées parmi les êtres humains — était certainement l’un des domaines dans lesquels ses manuels de sociologie se distinguaient le plus:

J’avais eu l’audace de demander au professeur Bucklin si c’était bien là l’idée, et il devint rouge de colère. On m’a dit qu’il était impossible de faire des généralisations, bien que tout ce que je demandais, c’était l’idée fondamentale, s’il y en avait une, de la sociologie.

J’ai commencé à voir que la sociologie était différente de tous les autres cours que j’avais suivis. Certaines idées ont produit de l’apoplexie chez l’enseignant, en particulier la suggestion que certaines personnes n’étaient peut-être pas de bons éléments biologiques dès le jour de leur naissance. Certaines autres idées, bien qu’elles n’aient jamais été formulées et exprimées franchement, étaient favorisées et encouragées – et il s’agissait toujours d’idées qui tournaient autour du pouvoir total de l’environnement. [4] [5]

Même s’il ne la reconnaissait pas clairement pour ce qu’elle était à l’époque, le jeune Rockwell avait partiellement découvert l’une des tactiques les plus utilisées par les libéraux modernes. Lorsque l’habile libéral a pour objectif, par exemple, de faire la promotion du métissage, il n’exprimera pas son point de vue de manière franche. Au lieu de cela, il écrira des romans, produira des émissions de télévision et des films cinématographiques qui, subtilement au début, puis de plus en plus audacieusement, suggèrent que ceux qui se livrent à des relations sexuelles avec des Nègres sont plus courageux, meilleurs, plus attirants que ceux qui ne le font pas; et que l’opposition à la méchanceté est une perversion vulgaire et louche, doublée d’une preuve évidente qu’ils sont au mieux de ridicules ringards, au pire de violents rednecks. Mais si l’on tente de l’épingler et qu’on lui demande pourquoi il se prononce en faveur du métissage, il soufflera que ce n’est pas du tout ce qu’il vise, mais seulement la «justice», l’«équité», ou une «meilleure compréhension entre races».

Ainsi, lorsque Rockwell se rendit naïvement au cœur du sujet dans le cours de sociologie du professeur Bucklin, il se fit sévèrement réprimander. Les égalitaristes raciaux sont devenus beaucoup plus audacieux au cours des trente dernières années, mais à l’époque Rockwell était simplement conscient qu’ils voulaient qu’il accepte certaines idées sans pour autant les jeter dans l’arène ouverte de la libre discussion, où elles seraient sujettes à attaque:

Je ne connaissais encore que peu ou rien du communisme ou de sa petite sœur débauchée, le libéralisme, mais je ne pouvais pas éviter cette pression constante, partout dans l’université, qui me forçait à accepter les idées d’égalité humaine massive et de suprématie de l’environnement. [5] [6]

Généralement, cette pression ne se traduisait pas par un acquiescement, mais par sa détermination à défendre ce qui lui paraissait raisonnable et naturel. Il satirisa le point de vue égalitaire, non seulement dans sa chronique dans le journal étudiant, mais aussi dans un de ses examens de sociologie ! Les conséquences presque catastrophiques de cette insolence lui apprirent la prudence de tenir sa langue dans certaines circonstances.

Alors qu’il commençait sa première année à l’université Brown, la conspiration étrangère visant à utiliser l’Amérique comme un outil pour rendre le monde sûr pour les Juifs passait à la vitesse supérieure de sa machine de propagande. L’Allemagne Nationale-Socialiste était présentée comme une nation de criminels dépravés dont le but était l’asservissement du monde, y compris de l’Amérique. Hollywood, les grands journaux et ses professeurs libéraux — toujours la faction la plus bruyante de toutes les universités — suivirent tous la même ligne, faisant appel sans complexe à l’idéalisme naïf de leur public: «Hitler doit être arrêté !» Et, comme des millions d’autres patriotes américains, Lincoln Rockwell tomba dans le piège des mensonges et de l’habile escroquerie, soutenus par l’autorité du chef du gouvernement Américain. Ni lui ni ses millions de compatriotes ne se rendirent compte que le complot avait atteint la Maison-Blanche et que son occupant avait vendu ses services aux conspirateurs:

C’est typique de ma naïveté politique de l’époque: lorsque la propagande sur Hitler a commencé à nous être imposée à grande échelle, j’ai tout avalé, incapable même de soupçonner que quelqu’un pourrait avoir un intérêt dans tout cela, et que ce ne serait pas l’intérêt des États-Unis ou de notre peuple. . . . Il était devenu évident qu’il nous faudrait entrer en guerre pour arrêter cet «horrible ogre» qui voulait conquérir l’Amérique, nous disait-on, et c’est ce que je croyais. [6] [7]

Ainsi, en mars 1941, convaincu que l’Amérique était en danger de mort à cause des «agresseurs Nazis», Rockwell quitta sa vie confortable à l’université et offrit ses services aux forces armées de son pays. Peu après son enrôlement dans la marine américaine, il fut nommé cadet de l’aviation et commença sa formation au pilotage à Squantum (Massachusetts). Il reçut son premier commandement naval en tant qu’enseigne, le 9 décembre 1941, deux jours après l’attaque de Pearl Harbor. Il servit comme aviateur naval pendant toute la Seconde Guerre mondiale, passant du rang d’enseigne de vaisseau à celui de lieutenant et remportant plusieurs décorations. Il commanda le soutien aéro-naval pendant l’invasion américaine de Guam, en juillet et août 1944. Promu lieutenant-commandant en octobre 1945, il retourna peu de temps après à la vie civile, où il espérait faire carrière en tant qu’artiste.

Alors qu’il était encore dans la marine, il avait épousé une fille qu’il avait connu comme étudiant à l’Université Brown. Le mariage ne fut pas particulièrement heureux, bien qu’il fût destiné à durer plus de dix ans.

Les cinq premières années qui suivirent son départ de la marine furent consacrées à des études en art, à la photographie commerciale, à la peinture, à la publicité et à l’édition, dans le Maine et à New York.

Puis, en 1950, avec le déclenchement de la guerre de Corée, le capitaine de corvette Rockwell retourna en service actif dans la marine américaine et fut affecté à l’entraînement des pilotes de chasse en Californie du Sud. C’est là, presque par hasard, que l’éducation politique de Lincoln Rockwell, alors âgé de 32 ans, a commencé.

C’est en 1950 que les enquêtes du sénateur Joseph McCarthy sur les activités subversives et le comportement traître d’un certain nombre d’employés et de fonctionnaires du gouvernement des États-Unis ont commencé à être largement rendues publiques. Rockwell, comme tout honnête citoyen, fut horrifié et irrité par ces révélations de trahison. Mais il était aussi perplexe que choqué par la réaction violente, hystérique et vicieuse à ces révélations qui émanaient d’un certain segment de la population. Pourquoi tant de personnes — et, surtout, tant de personnes dans les médias qui forment l’opinion publique — étaient-elles farouchement déterminées à faire taire McCarthy et, à défaut, à le salir et à le discréditer ? McCarthy était un Américain qui avait de hauts faits à son actif. Héros de guerre, comme Rockwell, il était entré dans les forces armées de son pays en tant qu’enrôlé et devint un officier très décoré. Il avait reçu la Distinguished Flying Cross pour sa performance au combat pendant la Seconde Guerre mondiale. Alors qu’il débusquait les rats qui avaient vendu les intérêts vitaux du pays pour lequel il s’était battu, Rockwell ne comprenait pas pourquoi un citoyen responsable et loyal devrait chercher à diffamer cet homme ou à bloquer ses efforts courageux:

J’ai commencé à faire attention, pendant mon temps libre, à ce dont il était question. J’ai lu les discours et les brochures de McCarthy et je les ai trouvés factuels, au lieu de l’absurdité folle que les journaux prétendaient être son fonds de commerce. J’ai pris conscience d’un penchant formidable dans tous les journaux contre Joe McCarthy, même si je ne parvenais toujours pas imaginer pourquoi. [7] [8]

À cette époque, une connaissance donna à Rockwell quelques tracts anticommunistes à lire. L’une des choses qu’il remarqua immédiatement chez eux, ce fut leur ton fortement antisémite. Bien que des preuves publiques manifestes l’aient obligé à souscrire à certaines des accusations portées par les auteurs de ces traités — par exemple, qu’il y avait un nombre extraordinairement disproportionné de Juifs parmi les agresseurs de McCarthy et parmi les éléments subversifs que ses enquêtes avaient mis au jour — il trouvait beaucoup de leurs allégations trop exagérées pour être crédibles. En particulier, l’accusation selon laquelle le communisme était un mouvement Juif, et non Russe, semblait ridicule quand Rockwell considérait le fait que les Juifs étaient si fermement ancrés dans les entreprises capitalistes et l’avaient toujours été; le capitalisme, supposément l’ennemi mortel du communisme, était la sphère d’influence Juive traditionnelle.

Un tabloïd anticommuniste allait jusqu’à citer divers éléments de preuve documentaire pour appuyer ses prétentions apparemment farfelues, et Rockwell décida de répondre à ce bluff en vérifiant cette «preuve» lui-même. Lors du jour de repos suivant, il se rendit à la bibliothèque publique de San Diego, et ce qu’il y trouva devait changer le cours de sa vie — ainsi que, de nos jours encore, le cours de l’Histoire. Selon ses propres mots: «Là-bas, dans les rayons mal éclairés de la bibliothèque publique de San Diego, je me suis réveillé après trente ans de sommeil politique stupide. . .» [8] [9]

Rockwell fut bouleversé par les preuves qu’il découvrit dans la bibliothèque; elles ne laissaient ainsi aucun doute sur ce qui avait été décrit dans ses manuels scolaires, à savoir que la Révolution «Russe» fut plutôt une orgie Juive de génocide contre le peuple Russe. Il découvrit même que dans leurs propres livres et périodiques, les Juifs se vantaient plus ou moins ouvertement de ce fait ! Dans un ouvrage de référence biographique juif intitulé Who’s Who in American Jewry [9] [10] il trouva un certain nombre d’éminents bolcheviques fièrement répertoriés, bien qu’ils ne puissent être considérés comme Américains. Parmi eux se trouvaient Lazar Kaganovitch, le Boucher de l’Ukraine, et Léon Trotsky (Lev Bronstein), le commissaire sanguinaire de l’Armée rouge, à qui l’on doit la liquidation des «forces contre-révolutionnaires» en Russie.

Un autre livre, écrit par un éminent Juif «Anglais», se vantait que les Juifs « dans une plus grande mesure que [. . .] tout autre groupe ethnique [. . .] ont été les artisans de la Révolution de 1917» [10] [11]

Le livre estimait que «80% des révolutionnaires en Russie étaient Juifs.» [11] [12]

Les vieux numéros moisis des journaux Juifs racontaient la même histoire, et ils étaient appuyés par les dossiers officiels du gouvernement Américain. Un volume de ces documents, qui avait été publié vingt ans auparavant, contenait des rapports ministériels russes d’une franchise brutale. La phrase suivante, écrite par le diplomate néerlandais Oudendyk, dans un rapport de 1918 de la Russie à son gouvernement, est typique de ces documents:

Je considère que la suppression immédiate du bolchevisme est la plus grande question qui se pose aujourd’hui au monde, sans même exclure la guerre qui fait toujours rage, et à moins que, comme je l’ai déjà dit, le bolchevisme ne soit immédiatement étouffé dans l’œuf, il est appelé à se répandre sous une forme ou sous une autre en Europe et dans le monde entier, car il est organisé et travaillé par des Juifs sans nationalité, et dont l’objectif est de détruire pour leurs propres fins l’ordre existant des choses. [12] [13]

Aussi choquantes que soient ces révélations, Rockwell était encore plus troublé par le fait que le grand public ne s’en rendait pas compte. Pourquoi ces choses n’étaient-elles pas racontées dans livres scolaires d’histoire ? Pourquoi la radio, les journaux et les magazines lui avaient-ils répété à maintes reprises le «crime horrible» d’Adolf Hitler d’avoir tué tant de Juifs, sans jamais lui dire que les Juifs de Russie étaient responsables du meurtre d’un nombre beaucoup plus important de Gentils ? D’autres questions se sont posées. On lui avait dit que l’attaque de l’Angleterre contre l’Allemagne était justifiée par l’attaque d’Hitler contre la Pologne. Mais qu’en était-il de l’Union soviétique, qui avait envahi la Pologne en même temps ? Pourquoi l’Angleterre n’avait-t-elle pas déclaré la guerre à l’Union soviétique ? Serait-ce parce que le gouvernement était entre les mains des Juifs ? Qui était responsable de la conspiration du silence sur ces questions et d’autres ? Il décida de le découvrir. Et, plus tard, à mesure que les faits se mettaient en place et que le tableau sordide commençait à se dessiner, il voyait devant lui se dessiner une obligation inéluctable.

Un homme honnête, lorsqu’il se rend compte qu’un sale travail est en cours dans sa communauté, s’y oppose et tente d’inciter ses voisins à faire de même. Et s’il découvre, cependant, que la plupart de ses voisins ne veulent pas être dérangés; que beaucoup de ses voisins sont déjà conscients de ce qui se passe mais préfèrent l’ignorer parce que s’y opposer pourrait compromettre leurs affaires privées; que certains de ses voisins — certains de ses voisins les plus riches et les plus influents, les dirigeants de la communauté — sont eux-mêmes impliqués dans le sale boulot ? S’il s’agit d’un homme ordinaire, il peut se plaindre pendant un certain temps d’un tel état de choses, mais il s’y adaptera du mieux qu’il le pourra. Il verra bientôt qu’il n’y a rien à gagner à prendre des risques et il continuera à s’occuper de ses affaires.

La nature humaine étant ce qu’elle est, il est fort probable qu’elle soulagera sa conscience en essayant d’oublier le plus rapidement possible ce qu’elle a appris; peut être même finira-t-elle par se convaincre qu’il n’y a vraiment rien de mal après tout — que son jugement initial était erroné, et que le sale travail n’était vraiment pas du sale travail mais simplement «du progrès». Si, d’un autre côté, c’est un homme extraordinaire avec un sens du devoir particulièrement fort, il continuera à s’opposer à ce qu’il sait être mauvais et nocif pour la communauté sur le long terme. Il peut continuer à faire remarquer à ses voisins, même après qu’ils aient clairement fait savoir qu’ils ne sont pas intéressés, qu’il faut arrêter le sale boulot; il peut écrire des tracts et prononcer des discours; il peut même se présenter à une fonction publique avec un programme de «réforme». Mais même ainsi, étant un homme raisonnable et non «extrémiste», il se sentira obligé d’accorder aux malfaiteurs le bénéfice du doute qui doit sûrement exister quant à leurs motifs. Et leur position n’est peut-être pas tout à fait fausse ? Il est certain qu’un compromis raisonnable et équitable pour toutes les parties concernées est la meilleure solution. Si le malfaiteur avait travaillé seul au moment de sa découverte, la pendaison serait, bien sûr, la seule solution admissible au problème: une répudiation appropriée et totale par la communauté de ses mauvaises actions. Mais alors que tant de criminels, avec tant de complices, sont engagés depuis si longtemps dans une entreprise criminelle aussi vaste et ont déjà causé des dommages aussi profonds, la solution la plus raisonnable doit certainement être de se contenter de réprimander les criminels — enfin, s’il est juste de les appeler criminels — essayer d’installer quelques garanties contre leur nouvelle activité — des garanties qui, bien sûr, ne seraient pas trop en contradiction avec les «progrès» (ou les dommages) déjà accomplis — et puis, laisser le passé au passé, vivre avec les choses telles qu’elles sont.

Mais ce n’est qu’un homme sur des dizaines de millions — la figure rare et solitaire de l’Histoire mondiale — qui a, premièrement, l’impartialité d’évaluer une telle situation en termes de normes absolues et intemporelles et, sans tenir compte des considérations populaires et contemporaines du «caractère raisonnable», de tirer les conclusions finales que ces normes imposent; et qui a alors la force de volonté et de caractère d’insister pour qu’il n’y ait pas de compromis avec le mal, afin qu’il soit éradiqué et complètement détruit, que le droit, la santé et la raison l’emportent à nouveau, quels que soient l’agitation et le désagrément temporaire qu’entraîne leur restauration.

Rockwell avait regardé les faits. Pour lui, il était impensable de tenter de s’écarter de la conclusion qu’ils sous-entendaient. Et, en réalisant l’ampleur effrayante de la tâche qui l’attendait, au lieu d’essayer de se soustraire à la responsabilité que lui imposaient ses nouvelles connaissances, il sentit s’élever en lui sa réponse caractéristique à un défi apparemment impossible.

C’est un simple sens de l’engagement qui l’amena à se porter volontaire pour le service militaire en mars 1941, dès qu’il fut amené à croire qu’Adolf Hitler était une menace pour son pays, au lieu d’attendre Pearl Harbor. Et au début de 1951, quand il commença à comprendre qu’il avait été dupé en 1941 et quand il commença à voir qui l’avait dupé, ce qu’ils faisaient, et les terribles dommages qu’ils avaient fait à son peuple et qu’ils prévoyaient encore de faire, ce même sens de l’engagement ne lui laissa qu’une seule voie, à savoir, combattre ! Il ne s’est pas arrêté pour demander si d’autres étaient également prêts à assumer leur responsabilité; la sienne était parfaitement claire pour lui.

Mais comment se battre ? Par où commencer? Que faire? Le nom d’un homme qui avait fait quelque chose de naturel lui est venu à l’esprit: Adolf Hitler. Rockwell a décrit ce qui s’est passé ensuite:

J’ai cherché dans les librairies de San Diego et j’ai finalement trouvé une copie de Mein Kampf cachée à l’arrière. Je l’ai acheté, je l’ai ramené chez moi et je me suis assis pour lire.

Et ce fut la fin d’un Lincoln Rockwell. . . et le début d’une toute autre personne. [13] [14]

Il n’avait pas, bien sûr, passé près de trente-trois ans complètement inconscient des événements mondiaux. Beaucoup de choses l’avaient profondément dérangé, et il avait passé des années d’efforts frustrants à essayer de comprendre le chaos apparemment insignifiant dans lequel le monde semblait s’enfoncer. Il lui semblait qu’il devait y avoir une relation logique entre les événements des décennies précédentes, mais il ne parvenait pas à trouver la clé du puzzle:

Je souffrais simplement du sentiment vague et malheureux que les choses allaient mal – je ne savais pas exactement comment – et qu’il devait y avoir un moyen de diagnostiquer la «maladie» et ses causes et de faire des efforts intelligents et organisés pour corriger ce problème. [14] [15]

Le message d’Adolf Hitler dans Mein Kampf lui donna la clé qu’il cherchait, et plus encore:

En Mein Kampf, j’ai trouvé un abondant «soleil mental», qui a soudain baigné le monde gris en son entier d’une claire lumière de raison et de compréhension. Mot après mot, phrase après phrase, assénés dans les ténèbres comme des coups de tonnerre et des éclairs de révélation, déchirant et éparpillant les toiles d’araignées de plus de trente ans d’obscurité, illuminant brillamment les mystères de l’obscurité jusqu’ici impénétrable d’un monde devenu fou.

J’étais stupéfait, hypnotisé. Je ne pouvais pas déposer le livre sans souffrir l’impatience d’y revenir. Je l’ai lu en marchant jusqu’à l’escadron; je l’ai pris en avion et je l’ai lu allongé sur le tableau de bord pendant que je donnais automatiquement les instructions aux autres avions qui survolaient le désert. Je l’ai lu en traversant le ferry Coronado. Je l’ai lu toute la nuit et le lendemain matin. Après avoir terminé, j’ai recommencé et relu chaque mot, en soulignant et en marquant des passages particulièrement magnifiques. Je l’ai étudié, j’y ai réfléchi, je me suis interrogé sur son génie indescriptible. . .

Je l’ai relu et étudié encore un peu plus. Lentement, petit à petit, j’ai commencé à comprendre. Je me suis rendu compte que le National-Socialisme, la vision iconoclaste du monde d’Adolf Hitler, était la doctrine de l’idéalisme racial scientifique – en fait une nouvelle religion. . . [15] [16]

C’est ainsi que Lincoln Rockwell est devenu National-Socialiste. Mais sa conversion à la nouvelle religion ne répondait toujours pas à sa question: «Que peut-on faire ?» Huit longues années de lutte et de défaite l’attendaient avant qu’il n’acquière les connaissances dont il avait besoin pour traduire efficacement sa nouvelle foi en action et commencer à reprendre le grand travail d’Adolf Hitler. S’il lui manquait encore la sagesse qui ne pouvait germer que dans les années à venir, il ne lui manquait rien en énergie et en détermination. Pendant un an, il continua à explorer les ramifications de la nouvelle vision du monde qu’il avait adopté et poursuivit par ailleurs son auto éducation dans plusieurs autres domaines, dont la question Juive.

Puis, en novembre 1952, la Marine l’affecta à une année de service à la base américaine de Keflavik en Islande, où il fut commandant en second et, plus tard, commandant de l’Escadron de service des aéronefs de la Flotte, le 107ème Escadron «Fasron». Sa promotion au poste de commandant eut lieu en octobre 1953, après qu’il eut demandé une prolongation de son affectation en Islande pour une autre année. Il rencontra également une Islandaise dont il tomba amoureux, qui devint sa deuxième épouse le même mois de sa promotion. Ce mariage fut bien plus heureux que le premier.

L’isolement relatif et la solitude dont il jouissait en Islande lui donnèrent une nouvelle occasion de consolider sa pensée et de planifier une campagne d’action politique basée sur sa philosophie Nationale-Socialiste. Estimant que son besoin le plus urgent était de trouver un moyen de diffuser son message politique, il se pencha sur les différentes façons dont il pourrait entrer dans le monde de l’édition. Il avait besoin d’établir une passerelle avec cette industrie, qui lui fournirait des fonds opérationnels et de quoi subsister, en plus de lui donner un véhicule d’expression politique.

Il décida finalement de commencer sa carrière par la publication d’un magazine mensuel pour les épouses des militaires américains, principalement parce que l’absence totale de toute publication concurrente dans ce domaine semblait offrir un excellent avantage commercial. Il estimait qu’il pouvait non seulement s’emparer de ce marché, s’assurant ainsi un revenu stable, mais aussi que les familles de service offriraient un public particulièrement réceptif à ses idées politiques.

Son idée était d’employer la plus grande subtilité, en dissimulant sa propagande si soigneusement qu’il ne mettrait pas en péril les comptes publicitaires juifs que le magazine pourrait acquérir. Il pensait naïvement qu’il tromperait les Juifs et pousserait simultanément le cœur et l’esprit de ses lecteurs dans la direction souhaitée.

Des plans approximatifs avaient été établis avant la fin de son service en Islande. Son retour à la vie civile eut lieu le 15 décembre 1954. Neuf mois de planification, de travail acharné, de collecte de fonds et de promotion menèrent à la réalisation de ses idées avec la publication de son nouveau magazine, pour lequel il choisi le nom U.S. Lady, à Washington, en septembre 1955.

En même temps qu’il lançait son magazine, il commença à nouer des contacts personnels dans les cercles de droite de la région de Washington. Il assista aux réunions de divers groupes et commença ensuite à organiser ses propres réunions. Avant de pouvoir utiliser son magazine comme moyen de propagande déguisée, il se trouva toutefois dans de graves difficultés financières, en raison de son manque de capital, et fut contraint de vendre le magazine afin d’éviter la faillite.

Avec un enthousiasme sans faille, il poursuivit ses efforts d’organisation au sein de la droite. Faisant la même erreur que presque tous les autres débutants, il supposa que la bonne façon de procéder consistait à coordonner les nombreuses organisations et individus de droite et conservateurs — en les rassemblant dans une superstructure de droite où ils pourraient travailler efficacement pour leurs objectifs communs. Il estima qu’une telle coordination pourrait opérer une transformation presque miraculeuse pour le renforcement de la position de la droite en Amérique.

À cette fin, il acheta des publicités radiophoniques, prit la parole lors de dizaines de réunions, écrivit d’innombrables lettres et consacra chaque heure éveillée à la promotion de son plan ou de son unité. Il créa une organisation «de papier», l’American Federation of Conservative Organizations, et poursuivit ses efforts inlassables pour inspirer et mobiliser même quelques-uns des centaines de groupes et d’individus de droite avec lesquels il avait établi des contacts, mais sans succès: «Nos réunions étaient de plus en plus fréquentées, mais il n’y eut aucun résultat — rien ne fut accompli.» [16] [17]

Malheureusement, il apprit que tous les groupes de droite avaient une faiblesse en commun: leurs membres aimaient parler mais étaient incapables d’agir. Une partie importante d’entre eux étaient des hobbyistes — détachés du réel, obsédés par divers projets favoris et absolument imperméables à la raison — ou des masochistes qui se réjouissaient de gémir sans fin sur la trahison et la déchéance, mais qui étaient choqués à l’idée qu’ils devraient aider à y mettre un terme. Beaucoup étaient tellement névrosés que l’idée de les engager dans un effort de coopération prolongé était insoutenable. Certains étaient tout simplement fous. Presque tous étaient des lâches. Des années d’inaction ou d’inefficacité avaient vidé les rangs de la droite du type de matériel humain indispensable à toute entreprise sérieuse. Il ne restait que très peu de choses, mais c’était le genre de lie avec lequel rien ne pouvait être fait.

Malheureusement, il n’avait pas tenu compte de l’avertissement du Leader selon lequel huit estropiés qui joignent les armes ne donnent même pas un seul gladiateur en conséquence:

Il pouvait se trouver, parmi les paralytiques, un homme vraiment sain: mais alors il n’avait pas trop de toutes ses forces pour maintenir debout tous les autres et il se trouvait ainsi paralysé lui-même. [. . .]

La constitution en association ouvrière ne permet jamais de transformer des groupements faibles en groupements forts; par contre, un groupement fort s’affaiblira bien souvent par une telle collusion. L’opinion d’après laquelle, en assemblant des groupes faibles, on peut former un faisceau fort, est fausse. [. . .]

Les mouvements révolutionnaires d’ordre spirituel, vraiment grands et susceptibles de bouleverser le monde, ne peuvent être conçus et menés à bien que par des combats titanesques livrés par un groupement indépendant, jamais par des coalitions de groupements. [17] [18]

On dit que l’expérience est une école onéreuse, et dans le cas de Rockwell, elle fut onéreuse en effet. Il avait épuisé tout l’argent qui restait de la vente de U.S. Lady au moment où la dernière réunion de son «American Federation of Conservative Organizations», le 4 juillet 1956, n’avait donné aucun résultat concret. Il dut trouver une nouvelle source de revenus et s’estima chanceux d’obtenir un poste temporaire de scénariste pour la télévision.

Cela ne dura que quelques mois, cependant, avant qu’il n’intègre le personnel du magazine conservateur basé à New York, American Mercury, comme assistant de l’éditeur. Ayant appris l’inutilité d’essayer de parvenir à une coopération efficace entre les différents groupes de droite, il s’était résigné à former une nouvelle organisation. Rockwell avait encore deux leçons amères à apprendre à l’école de l’expérience, des leçons que le Guide avait clairement énoncées dans son livre immortel, mais que Rockwell, malgré son étude attentive, n’avait pas prises à cœur, tout comme l’avertissement contre l’espoir de gagner en force en unissant ses faiblesses. Il croyait encore que les ennemis de notre peuple pouvaient être combattus efficacement par les moyens «respectables» auxquels les conservateurs se sont toujours limités. Il pensait éviter la «stigmatisation» de l’antisémitisme en travaillant silencieusement et indirectement contre la trahison et la subversion raciale. Cette méthode avait le grand avantage de ne pas provoquer l’ennemi, de sorte que l’on pouvait procéder pacifiquement et en toute sécurité avec son travail «silencieux». Ainsi, alors qu’il travaillait chez American Mercury, il commença à formuler des plans pour une organisation Nationale-Socialiste clandestine, «dure», avec un front de droite et un financement par de riches conservateurs. Comme l’organisation devait être, en fait, National-Socialiste, avec des Nationaux-Socialistes à la barre et menant des activités importantes, et le front conservateur comme déguisement, il pensait avec optimisme qu’il avait un plan qui ne serait pas sujet à tous les défauts de ceux de ses efforts conservateurs du passé. Mais son nouveau projet s’effondra rapidement sur les bas fonds de la réalité. Tout d’abord, il découvrit que les conservateurs riches souffraient de la plupart des défauts de caractère qu’il avait déjà observés chez les conservateurs moins riches. On pouvait en tirer de l’argent pour des projets «favorables», mais pas pour des efforts sérieux qui présentaient du danger, particulièrement du danger d’exposition. Une faiblesse plus fondamentale de l’approche «secrète» réside cependant dans le fait que c’est le déguisement de surface, l’avant — et non le noyau caché — qui détermine la qualité du personnel attiré par une organisation. Ainsi, lorsque sa source de financement prévue s’est heurtée à un refus et que sa seule recrue Nationale-Socialiste s’est découragée et est partie, Rockwell s’est trouvé confronté à la perspective de renoncer à sa nouvelle idée et de repartir de zéro.

Tristement, il relit les paroles que le Leader avait écrites plus de trente ans auparavant:

Tout homme qui sait quelque chose, qui a perçu un danger, qui voit de ses yeux la possibilité de porter secours, a, que diable ! l’obligation stricte de ne pas s’y employer en silence, mais d’entrer publiquement en lice contre le mal pour le guérir. S’il ne le fait pas, il méconnaît son devoir, s’avère lamentablement faible et capitule par poltronnerie, paresse ou impuissance. [. . .]

N’importe quel agitateur qui a le courage, debout sur la table d’une auberge, entouré d’adversaires, de défendre virilement et ouvertement sa manière de voir, en fait plus que mille de ces individus sournois, menteurs et perfides. [18] [19]

Il avait fallu deux années de découragements et d’échecs répétés pour lui faire comprendre cette leçon, mais maintenant il la comprenait. Il avait enfin vu l’erreur qui sous-tendait la prémisse conservatrice. Selon ses propres mots:

Bien qu’on le fasse croire, la bataille entre conservateurs et libéraux n’est pas une bataille d’idées ni même d’organisations politiques. C’est une bataille de force, de terreur et de pouvoir. Les Juifs, leurs complices et leurs dupes ne dirigent pas notre pays et son peuple à cause de l’excellence de leurs idées, du mérite de leur travail ou de l’authentique majorité des gens qui les soutiennent. Ils sont au pouvoir malgré l’absence de ces choses, et seulement parce qu’ils sont arrivés au pouvoir en osant des tactiques minoritaires. Ils ne peuvent rester au pouvoir que parce que les gens ont peur de s’y opposer — peur d’être socialement ostracisés, peur d’être dénigrés dans la presse, peur de perdre leur emploi, peur de ne pas pouvoir gérer leur entreprise, peur de perdre leurs fonctions politiques. C’est la peur, et la peur seule, qui permet à ces sales gauchistes de rester infiltrés au pouvoir — et non l’ignorance du peuple américain, comme les conservateurs continuent de se le dire. [19] [20]

Au-delà de cela, cependant, il en arrivait à une conclusion encore plus fondamentale: non seulement les conservateurs se trompaient dans leur évaluation de la nature du conflit entre eux et les libéraux et dans leur choix de tactique, mais leurs motivations étaient également erronées; au moins, il commençait à voir que leurs motivations étaient fondamentalement différentes des siennes. Fondamentalement, les conservateurs sont sans-race. Leurs principales préoccupations sont d’ordre économique: impôts, dépenses publiques, responsabilité financière; et social: ordre public, gouvernement honnête, moralité. Au pire, leur seul intérêt est la protection de leur niveau de vie contre les empiétements de l’État-providence; au mieux, ils sont réellement préoccupés par la dégradation générale des normes et la tendance à la voyoucratie et au chaos. Mais, dans l’ensemble, ils se préoccupent très peu du problème biologique dont tous ces autres problèmes ne sont que des manifestations.

La droite était certainement préférable à la gauche à cet égard. Au moins, les conservateurs avaient tendance à avoir un instinct antisémite sain. Mais tant que leur orientation intérieure serait économico-matérialiste plutôt que raciale-idéaliste, ils resteraient principalement intéressés par la défense d’un système plutôt que d’une race, ils continueraient à chercher des solutions faciles et superficielles plutôt que fondamentales, et ils continueraient à manquer de cet esprit d’idéalisme désintéressé essentiel à leur victoire finale.

Ainsi, alors que l’année 1956 tirait à sa fin, Rockwell était certain d’une chose: les conservateurs ne pourraient jamais, de n’importe quelle façon imaginable, s’opposer efficacement aux forces de la dégénérescence et de la mort. Comme il l’a écrit plus tard, n’importe qui, lorsqu’il découvre ce qui se passe pour la première fois, pourrait être pardonné une certaine période de nourrir l’illusion et l’espoir qu’il existe une solution sûre, facile et «agréable» au problème. Mais poursuivre la même tactique infructueuse année après année est la preuve d’autre chose:

Les conservateurs sont les champions du monde des autruches, murmurant les uns aux autres sous le sable «en secret», tandis que leurs derrières à plumes ondulent dans la brise pour que les Juifs puissent donner des coups de pied à leur aise. Ils ne trompent personne d’autre qu’eux-mêmes. [20] [21]

Il faudrait trouver la réponse ailleurs, mais où, comment ?

Les années 1957 et 1958 furent difficiles. En tant que représentant d’un cabinet d’experts-conseils en gestion de New York, il passa la majeure partie de l’année 1957 à voyager à New York, au New Jersey et en Pennsylvanie, écrivant et consolidant ses pensées chaque fois qu’il en avait le temps. L’hiver 1957-1958, il fait un bref intermède à Atlanta, où il vendit de la publicité. Durant cette période, Rockwell a vécu une expérience qu’il n’a jamais écrite et qu’il n’a racontée qu’à quelques personnes. Toujours sceptique en ce qui concerne le surnaturel, il n’était certainement pas un homme qui se laisse facilement influencer par les présages. Pourtant, il ne fait aucun doute qu’il attachait une importance particulière à une série de rêves qu’il faisait alors. Les rêves — en fait, toutes les variations d’un même rêve — se produisaient presque chaque nuit pendant plusieurs semaines et étaient d’une telle intensité qu’il pouvait s’en rappeler de façon vivante au réveil. Dans chaque rêve, il se voyait dans une situation de tous les jours: assis dans un théâtre bondé, mangeant à un comptoir dans un restaurant, marchant dans le hall occupé d’un immeuble de bureaux, ou inspectant les avions de son escadron dans un hangar de l’aéroport. Et dans chaque rêve, un homme s’approchait de lui — placeur de théâtre, cuisinier de restaurant, commis de bureau ou mécanicien — et disait quelque chose du genre: «M. Rockwell, il y a quelqu’un pour vous.» Ensuite, on l’emmenait dans une arrière-salle ou un bureau dans le bâtiment ou le hangar, selon le cas. Il ouvrait la porte et l’attendait à l’intérieur, toujours seul, Adolf Hitler. Alors le rêve prenait fin.

On peut plus facilement interpréter ces rêves comme un cas d’autosuggestion, mais à la lumière des développements ultérieurs, Rockwell les considérait comme une invitation symbolique, un appel sur le chemin pour lequel il tâtonnait encore, que cet appel ait été la conséquence d’un stimulus interne ou externe.

Au début de 1958, il retourna en Virginie. C’est à Newport News qu’il fit ses premiers pas, où il produisit des caricatures politiques en collaboration avec l’éditeur d’un petit magazine raciste, qui fit faillite peu de temps après. À Newport News, cependant, il rencontra un homme qui allait jouer un rôle crucial dans le changement du cours de sa carrière politique: Harold N. Arrowsmith, Jr. Arrowsmith était un riche conservateur avec un projet «favorable», mais il n’était pas comme les autres riches conservateurs que Rockwell avait rencontrés. Indépendamment riche suite à un héritage, il était auparavant anthropologue. Il avait débarqué en politique par pur hasard lorsque l’un de ses amis, qui travaillait pour une commission d’enquête du Congrès, lui avait demandé de l’aide pour une recherche bibliographique liée à une affaire sur laquelle il enquêtait. Au cours de ce travail, il eut, à sa grande surprise, l’occasion de découvrir les documents qui avaient tant surpris Rockwell quelques années auparavant à San Diego. Chercheur de formation, linguiste avec une douzaine de langues à sa disposition, ayant accès à toutes les grandes bibliothèques et archives du monde occidental — avec un temps et un argent illimités — il a pu donner suite à ses découvertes initiales et a rapidement déterré littéralement des milliers de pièces à conviction. L’histoire qu’ils racontèrent était choquante et effrayante: guerres et révolutions mondiales, famines et massacres — pas par caprice de l’histoire, mais bien résultats d’intrigues délibérées exécutées de sang-froid.

Bien qu’il eut des classeurs regorgeant de rapports du renseignement militaire, de dossiers judiciaires, de photocopies de correspondance diplomatique et d’autres documents, il ne fut pas en mesure de faire connaître ses découvertes. Les revues universitaires renvoyèrent ses articles soigneusement écrits et documentés en les accompagnant de lettres de refus, et il devint évident qu’aucun éditeur de périodiques généraux ne les accepterait non plus. Il proposa à Rockwell d’imprimer, de publier et de distribuer une partie de son matériel documentaire, avec un soutien financier total.

Ils formèrent le «Comité national pour libérer l’Amérique de la Domination Juive» et Rockwell s’installa à Arlington, en Virginie, où Arrowsmith lui fournit une maison et du matériel d’impression.

Rockwell était déjà parvenu à la conclusion que si des progrès devaient être réalisés, il était nécessaire de sortir du milieu de droite et de s’aventurer en territoire neuf. Cela faisait des années que les gens de droite échangeaient et lisaient les dépliants les uns des autres, sans résultat notable. Ils utilisaient toujours les mêmes listes de diffusion et envoyé leur propagande à des gens qui, pour la plupart, avaient déjà entendu au moins une douzaine de variations sur le même thème. Ce qu’il fallait, c’était de la publicité de masse, pour qu’un peu de sang frais puisse être attiré dans le «mouvement». Comme les canaux normaux de la propagande de masse étaient fermés à la plupart des gens de droite — et à plus forte raison à tous ceux dont la propagande pourrait s’avérer pénible pour les Juifs — Rockwell avait décidé que des moyens radicaux devaient être utilisés pour forcer ces canaux. Il plaça cet objectif avant tous les autres. Car, selon lui, si l’on voulait mobiliser des hommes dans une organisation — «secrète» ou autre — dans le but d’obtenir le pouvoir politique, il fallait d’abord faire connaître son existence à ces hommes et leur communiquer au moins un simple aperçu de son propre programme. Jusqu’à ce qu’une masse de nouvelles matières premières — des recrues potentielles — puisse être stimulée par un impact vraiment significatif sur la conscience publique, il n’y avait tout simplement aucun sens à aller plus loin; il avait déjà passé trop de temps à faire les choses comme avant. Il était, en fait, prêt à passer à l’avant-dernière étape dans son évolution de simple goy comme les autres à héritier du puissant legs d’Adolf Hitler. Il opta pour l’agitation publique la plus provocante possible, d’une nature tellement flagrante et révolutionnaire que les médias de masse ne pourraient l’ignorer.

En mai 1958, Eisenhower avait envoyé des marines Américains au Liban pour aider à maintenir le gouvernement du président Chamoun au pouvoir, contre la volonté des citoyens arabes de ce pays. Les Arabes libanais souhaitaient une coopération plus étroite avec les autres États arabes, mais Chamoun, pour le plus grand plaisir des Juifs, ne l’avait pas fait. La menace du renversement de Chamoun et de l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement pro-arabe au Liban, ajoutant ainsi un autre membre au bloc arabe opposé à l’occupation Juive illégale de la Palestine, conduisit les Juifs américains à demander l’intervention américaine d’Eisenhower, qui était toujours leur outil consentant. La question fit couler beaucoup d’encre au cours de l’été 1958, et Rockwell avait décidé de s’en servir comme base de sa première manifestation publique — un piquet de grève à la Maison-Blanche. Faisant appel aux nombreux contacts qu’il avait noués dans tout le pays au cours des dernières années, il put faire venir à Washington une cargaison de jeunes manifestants et organiser des groupes de protestation à Atlanta, en Géorgie, et à Louisville, au Kentucky. Puis, le dimanche 29 juillet 1958 au matin, Rockwell conduisit son groupe de grévistes à la Maison-Blanche, tandis que les groupes d’Atlanta et de Louisville commencèrent leurs manifestations simultanément. Portant de grandes pancartes que Rockwell avait conçues et imprimées lui-même, ces trois groupes organisèrent la première manifestation publique contre le contrôle Juif du gouvernement américain depuis que les Juifs avaient réduit au silence leurs détracteurs en 1941. C’était en effet une occasion capitale: pas encore une manifestation Nationale-Socialiste ouverte, mais une gifle vigoureuse au visage de l’ennemi — une gifle qui ne pouvait être ignorée, comme toute l’activité «secrète» de droite l’avait été pendant des années.

Dix semaines plus tard, le 12 octobre, une synagogue d’Atlanta explosa mystérieusement. Immédiatement, la police attaqua les hommes de Rockwell à Atlanta qui avaient manifesté en juillet. Les journaux du monde entier publièrent des articles à la une impliquant Rockwell et Arrowsmith dans l’attentat. Arrowsmith, qui se sentait plus impliqué en politique que de raisonnable, récupéra son matériel d’impression et retira son soutien financier à Rockwell. Pour la première fois, Rockwell commença à goûter aux moments difficiles qui l’attendaient. Des voyous, encouragés par la communication des journaux, attaquèrent sa maison. Des vitres furent brisées, des pierres et des pétards furent lancés sur sa maison tard dans la nuit. De jour comme de nuit, lui et sa femme reçurent des appels téléphoniques obscènes et menaçants. Enfin, pour leur sécurité, il se sentit obligé d’envoyer sa famille en Islande.

Le «Comité National pour libérer l’Amérique du Contrôle Juif» n’existait plus. Les derniers amis conservateurs de Rockwell s’étaient évaporés sous le regard acerbe de la propagande haineuse des journaux qui s’entassait sur lui. Alors que la nouvelle année 1959 arrivait, il se retrouva seul dans une maison vide, sans amis, sans argent et sans perspectives d’avenir. Il avait osé saisir le dragon par la queue et avait survécu. Pourtant, dans les jours sombres et froids de janvier et février 1959, cela ne lui apporta guère de réconfort face à un avenir incertain et peu prometteur:

[. . .] Tandis que j’étais assis seul dans cette maison vide ou couché seul dans ce lit encore plus vide dans l’obscurité silencieuse et creuse, la pleine réalisation de ce que j’étais en train de faire m’envahissait avec une insistance redoutable. Je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de retour en arrière; tant que je vivrais, je serais marqué par le stigmate de l’antijudaïsme.

[. . .] Je ne pourrais plus jamais espérer gagner ma vie normalement. Les Juifs ne pourraient pas survivre s’ils ne faisaient pas de moi un exemple pour le reste de ma vie, sinon trop d’autres pourraient être tentés de suivre mon exemple. Mon Rubicon avait été franchi, et c’était un combat pour la victoire — ou pour la mort. [21] [22]

Et puis il s’est passé quelque chose qui, à sa manière, devait être aussi décisif dans sa vie que le message d’Adolf Hitler qu’il avait trouvé dans Mein Kampf, huit ans auparavant, à San Diego. Encore une fois, c’était comme une main qui le guidait depuis le crépuscule du passé — depuis un bunker calciné et rempli de gravats à Berlin — et qui lui montrait le chemin. Un matin de début mars, un grand carton l’attendait à la poste. Une immense bannière à croix gammée, soigneusement pliée, y avait été envoyée par un jeune admirateur. Profondément ému, il porta la bannière à la maison et l’accrocha à une extrémité de son salon, recouvrant complètement le mur. Il récupéra une petite plaque de bronze avec un buste en relief d’Adolf Hitler, qui lui avait été donnée plus tôt, et la monta au centre de la croix gammée. Puis il trouva trois bougies et des bougeoirs qu’il plaça sur une petite bibliothèque qu’il avait placée juste en dessous de la plaque de bronze. Il ferma les stores et alluma les bougies: «Je me tenais là, à la lueur des chandelles, sans un bruit dans la maison, sans une âme près de moi, consciente — ou inquiète — de ce que je faisais.» [22] [23] Par ce froid matin de mars, seul devant l’autel faiblement éclairé, Lincoln Rockwell a vécu une expérience que peu d’hommes ont vécue dans la longue histoire de notre race — une expérience qui a rarement lieu dans ce monde, mais qui peut changer radicalement le cours des choses lorsqu’elle survient. Près de cinquante-trois ans auparavant, une expérience similaire était arrivée à un homme — cette fois-ci par un froid de novembre, sur une colline surplombant la ville autrichienne de Linz. [23] [24]

C’était une expérience religieuse qui était plus que religieuse. Alors qu’il se tenait là, il sentit un torrent indescriptible d’émotions surgir dans son être, s’élevant de plus en plus haut dans un crescendo d’une intensité insupportable. Il a ressenti pendant quelques instants, ou quelques minutes, la conscience impressionnante d’être plus que lui-même, d’être en communion avec ce qui est au-delà de la description et de la compréhension. Quelque chose ayant à voir avec le sentiment froid et vaste d’éternité et d’infini — de longues époques allant de la naissance à la mort des soleils, d’immenses étendues étoilées — a rempli son âme jusqu’au point de l’explosion. On peut donner à ce Quelque chose par différents noms — le Grand Esprit, peut-être, ou Destin, ou l’Âme de l’Univers, ou Dieu — mais une fois qu’Il a brossé l’âme d’un homme, cet homme ne pourra plus jamais être entièrement ce qu’il était auparavant. Elle le change spirituellement de la même manière qu’un puissant tremblement de terre ou une éruption cataclysmique, l’affaissement d’un continent ou l’explosion d’une nouvelle chaîne de montagnes, change à jamais la face de la terre.

Lentement, la tempête s’est calmée, et Lincoln Rockwell — un nouveau Lincoln Rockwell — est redevenu conscient de la pièce autour de lui et de ses propres pensées. Il nous a alors décrit son sentiment:

[. . .] Là où auparavant j’avais voulu combattre les forces de la tyrannie et de la régression, à présent je devais les combattre. Mais plus encore, je sentais en moi le pouvoir de l’emporter — la force au-delà de ma propre force — la capacité de faire ce qu’il fallait, même lorsque j’étais personnellement submergé par les événements. Et cette force ne m’a pas encore fait défaut. Et ne le fera jamais [. . .]

Je savais avec une certitude sereine ce qu’il fallait faire, et je savais, dans un sens difficile à expliquer, ce qui m’attendait. C’était quelque chose comme regarder une route depuis les airs après n’avoir vu que le virage devant soi depuis le sol [. . .]

Adolf Hitler avait montré le chemin de la survie. Ce serait ma tâche sur cette terre de porter ses idées [. . .] jusqu’à la victoire totale, à l’échelle mondiale. Je savais que je ne vivrais pas assez longtemps pour voir la victoire que je rendrais possible. Mais je ne mourrais pas avant d’avoir assuré cette victoire. [italique ajouté par l’éditeur] [24] [25]

Et comme Adolf Hitler l’avait dit au sujet de son expérience sur le Freinberg, «En cette heure-là, ça a commencé», ainsi en cette heure-là, ça a commencé pour Lincoln Rockwell aussi. Il ne s’en rendait pas compte à l’époque, bien sûr, mais cet événement culminant s’était produit presque exactement au milieu de sa vie politique; il n’avait parcouru que la moitié du parcours depuis ce jour d’automne 1950, à la bibliothèque publique de San Diego, jusqu’à la mort en martyr à Arlington à la fin de l’été 1967.

Avant, il avait été un homme de droite, un conservateur, quoique de plus en plus ouvertement anti-Juif; avant, il avait ressenti le besoin de cacher son National Socialisme; avant, s’il avait admiré Adolf Hitler comme le plus grand penseur de l’histoire de la race et Mein Kampf comme le plus important livre jamais écrit, ils ne lui avaient pas été entièrement réels et cette attitude avait conduit à ses échecs répétés à appliquer les enseignements du Leader à ses efforts politiques personnels. Maintenant, cependant, il n’était plus un conservateur, mais un National-Socialiste, et il témoignerait de sa foi devant le monde entier; maintenant, enfin, il reconnaissait en Adolf Hitler non seulement un esprit extraordinairement grand, mais quelque chose d’immortel, de transcendant, de plus qu’humain; maintenant il voyait le Guide comme une incarnation, en quelque sorte, de cette Âme Universelle avec laquelle il avait brièvement communiqué; maintenant il était préparé à suivre sans réserve, en toutes choses, les enseignements du Leader.

En même temps que ces changements fondamentaux dans sa vision des choses, il vit la nécessité d’un changement fondamental dans sa tactique politique. Il se rappela les paroles du Leader:

Celui qui n’est pas combattu dans les journaux Juifs, celui qu’ils ne dénigrent pas, n’est [. . . pas . . .] un véritable National-Socialiste; sa mentalité, la loyauté de sa conviction et la force de sa volonté ont pour exacte mesure l’hostilité que lui oppose l’ennemi mortel de notre peuple. [. . .] 

Toute calomnie, toute calomnie d’origine Juive marque nos combattants d’une cicatrice glorieuse. [. . .]

Celui qui, le matin, lit un journal Juif où il n’est pas calomnié, doit penser que la veille, il a perdu sa journée; s’il l’avait bien employée, le Juif l’aurait poursuivi, dénigré, calomnié, injurié et sali. Et seul celui qui marche contre cet ennemi mortel de notre peuple et de toute humanité ou civilisation Aryenne, a le droit de s’attendre à être en butte aux calomnies et à l’hostilité de cette race. [25] [26]

Et plus loin:

Peu importe qu’ils se moquent de nous, ou qu’ils nous injurient; qu’ils nous représentent comme des polichinelles ou des criminels; l’essentiel, c’est qu’ils parlent de nous, qu’ils s’occupent de nous, que peu à peu nous apparaissions [. . .] comme la seule force avec laquelle il s’agit de lutter. Ce que nous étions en réalité, ce que nous voulions vraiment, nous saurions bien le montrer un beau jour à la meute Juive de la presse. [26] [27]

Rockwell avait déjà reconnu la nécessité d’obtenir une publicité de masse par des moyens radicaux, mais il avait flanché à l’idée de la calomnie et de la diffamation, de la fausse représentation et du ridicule qui doivent inévitablement accompagner toute publicité qu’il reçoit par l’intermédiaire des médias dominés par des étrangers. Il vivait dans le monde onirique conservateur et avait partagé avec d’autres gens de droite l’illusion confortable que l’on peut tromper l’ennemi — même lui faire croire qu’on est son ami — et le combattre efficacement en même temps.

Même s’il devint peu à peu plus direct dans ses déclarations concernant la question Juive, il conserva le sentiment que parler ouvertement de la vision du monde Nationale-Socialiste d’Adolf Hitler ne serait rien de moins que du suicide.

Ainsi il était tombé entre deux chaises après sa manifestation du 29 juillet 1958. Il avait été engourdi par la virulence de la haine déchaînée contre lui et, en même temps, s’était trouvé paralysé par les limites qu’il s’était imposées dans sa propre campagne.

Maintenant, cependant, il avait décidé que non seulement il ne flancherait plus jamais sous le torrent d’injures et de calomnies que ses activités ne manqueraient pas de lui faire subir, mais qu’il provoquerait ce genre d’attaques de la part de l’ennemi, considérant chacune comme une «cicatrice d’honneur» et un petit pas supplémentaire vers sa reconnaissance générale finale comme l’opposant de tout ce que l’ennemi représentait, comme «la seule puissance que [cet ennemi] reconnaitrait». Et il vit qu’un aveu ouvert de son National-Socialisme n’était pas seulement la plus grande irritation qu’il pouvait apporter à son ennemi, mais que c’était la seule base réaliste pour rassembler autour de lui les éléments de la population nécessaires à la construction d’un mouvement viable et durable avec lequel il pourrait détruire cet ennemi et rendre à sa propre race la position de force, de santé et d’honneur à laquelle il avait renoncée.

En fait, il poussa à l’extrême logique les conseils du Leader au sujet de l’utilisation de la propagande de l’ennemi. Regardant la tâche qui l’attendait avec réalisme pour la première fois, il voyait que les problèmes auxquels il était confronté étaient si graves que, afin de faire des progrès contre eux, il serait obligé de concentrer toutes ses énergies sur un aspect de ces problèmes à la fois. La première étape fut la reconnaissance générale. Sa conviction antérieure que cet objectif devait être atteint aux dépens de toute autre considération était plus forte que jamais. Ainsi, au lieu de suivre l’envie naturelle de dissocier le National-Socialisme de l’image hollywoodienne que les Juifs lui avaient construite depuis plus de trois décennies, il renonça temporairement à tout espoir de «respectabilité», même parmi les autres Nationaux Socialistes, et se mis à retourner à son avantage tous les efforts précédents des Juifs. À cette fin, il épingla délibérément sur lui l’étiquette «Nazi», plutôt que «National Socialiste», en utilisant ce jargon journalistique inventé par l’ennemi au début de la lutte en Allemagne, un terme que les Nationaux-Socialistes considéraient avec le même sentiment que les marxistes convaincus doivent considérer l’appellation «coco». Derrière cette étape, qui devait susciter beaucoup d’incompréhension et de suspicion dans les jours à venir, se cachait la prise de conscience de sang-froid qu’un «Nazi» de style hollywoodien, se pavanant, criant, portant l’uniforme, était beaucoup plus médiatique, avait beaucoup plus de «valeur choc» qu’un simple National-Socialiste.

Au cours des jours suivants, alors qu’il mettait au point son expérience par l’émotion et qu’il commençait à établir de nouveaux plans pour l’avenir, les événements ont commencé à couler dans le nouveau canal tracé pour eux par le doigt du Destin. Trois hommes, une connaissance de droite de Rockwell et deux autres inconnus, vinrent le voir un soir. D’abord choqués et repoussés par la bannière à croix gammée dans son salon, ils furent rapidement conquis par son exposition passionnée de la nouvelle cause. Deux des trois sont restés pour devenir ses premiers disciples.

Puis il ouvrit les stores de ses fenêtres, rendant sa bannière à croix gammée visible de la rue. Il remit des brassards à croix gammée à ses deux recrues, et ils montrèrent tous les trois autour de la maison avec des pistolets à étui. Plus tard, il monta une croix gammée illuminée sur le toit.

Les foules venaient rire, railler et lancer des pierres, mais il en restait encore quelques unes à écouter. Le nombre de ses «sections d’assaut» passa de deux à quatre, puis à dix.

Cette période de mars 1959, qui vit la première véritable renaissance de l’activité Nationale-Socialiste après près de quatorze ans de terreur et de répression totale, marqua le début des temps les plus orageux et les plus difficiles que Rockwell ait connus. Harcelé par la police, opérant des perquisitions illégales et la confiscation de ses biens et de son matériel, agressé par des voyous et des vandales que la police ne faisait aucun effort pour appréhender, lui et son petit groupe de disciples imprimèrent et distribuèrent des dizaines de milliers de tracts et parlèrent à une foule de visiteurs curieux et hostiles venus voir le «Führer Américain», comme les journaux l’appelaient avec humour. Il choisit d’abord le nom de «Parti Américain» pour son organisation embryonnaire, mais changea rapidement le nom en «Parti Nazi Américain».

Gardant à l’esprit son objectif initial, il concentra les activités de son petit groupe principalement sur la distribution de tracts incendiaires, sur la création d’incidents publics, sur le harcèlement des foules dans des circonstances spécialement choisies pour provoquer une opposition violente — tout et n’importe quoi, en d’autres termes, pour obtenir une publicité massive, pour devenir généralement reconnu comme le rival des Juifs et de tout ce que ceux-ci représentent, du Marxisme au capitalisme sans principes, de la dégénérescence raciale au Bolchevisme culturel.

Sa première allocution publique de style boîte à savon fut prononcée au Mall, à Washington, le dimanche 3 avril 1960, et devint quelque temps une habitude.

Une lettre qu’il écrivit à sa mère au cours de cette première période d’allocution publique donne une idée de quelques-unes des difficultés qu’il a rencontrées:

7 Juillet 1960

Chère maman,

Merci pour la lettre et l’aide. Je l’ai beaucoup appréciée. [. . .]

Ne fais pas trop attention à ce que disent les journaux, maman; ils mentent incroyablement [. . .]

La semaine dernière, ils ont essayé de nous assassiner de nouveau dans ce même centre commercial et ont failli tuer le major Morgan, que tu as déjà rencontré, lorsqu’ils l’ont traîné dehors — puis l’ont écrasé et laissé pour mort. Mais nous avons gagné, et même si la police, contre son gré, a été forcée de nous arrêter pour «conduite désordonnée» (pour avoir été attaquée par une foule meurtrière !), le peuple est avec nous. Ce genre de chose est inévitable, et cela va empirer.

Dernièrement, ils ont essayé — hier — de me faire enfermer dans un asile de fous pour me faire taire, mais ils ont autant été surpris et soulagé que moi, quand les gens se sont précipités vers ma personne pour m’offrir l’énorme caution en espèces qu’ils m’avaient fixée, et je compte me faire remettre un rapport par un psychiatre de mon choix, au lieu des deux Juifs qu’ils avaient prévu pour moi.

Ne t’inquiète pas pour tout ça. C’est dangereux, douloureux et amer quand notre propre peuple ne comprend pas ce que nous faisons et ce que nous souffrons pour eux, mais je suis sûr que le Seigneur ne permettra pas aux menteurs et aux méchants de gagner à la fin. Tu seras encore très fière [. . .]

Amour et liens

En mai 1960, le Bulletin National-Socialiste [27] [28] fit son apparition comme premier périodique publié par le Parti nazi américain. Il devint le magazine Section d’assaut après huit numéros. Entre-temps, le 5 février 1960, la marine américaine, sous la pression de groupes Juifs, força Rockwell à accepter d’être renvoyé de la Réserve navale.

Malgré la quarantaine qui lui avait été imposée dans les informations, malgré les passages à tabac et les emprisonnements, malgré un manque chronique de fonds, malgré de graves problèmes personnels et malgré mille autres problèmes et difficultés, sa campagne pour obtenir la reconnaissance du public progressa de façon constante. Les journaux ne purent éviter de mentionner ses exploits insolents et audacieux; les rédacteurs en chef et les chroniqueurs trouvèrent irrésistible la tentation de le dénoncer ou de l’«exposer». Même les animateurs de radio et de télévision, toujours à la recherche de sensation, cédèrent à la tentation et défièrent l’interdiction de publicité pour Rockwell.

L’image de George Lincoln Rockwell et du Parti Nazi Américain créée par les médias de masse pour la consommation publique était, bien sûr, une image gravement déformée. Rockwell avait réussi à forcer les médias, plus ou moins contre leur gré, à lui faire de la publicité. Malheureusement, il ne put les forcer à être impartiaux dans leur traitement, ni même à dire la vérité. Un entretien avec lui, publié dans le magazine populaire Playboy, fut préfacé de remarques éditoriales telles que: «Contrairement aux personnes controversées interrogées par le passé [. . .] Rockwell ne peut pas être considéré comme le porte-parole d’une minorité importante sur le plan social ou politique [. . .] Mais nous pensions que la virulence même du maître-racisme messianique de Rockwell pouvait transformer une conversation vraiment pénétrante avec le Führer de 48 ans en un portrait révélateur du racisme endémique et de la pathologie du fascisme» [28] [29]

Un autre commenta: «La question de George Lincoln Rockwell se résume donc à la question de savoir jusqu’où l’Amérique peut laisser agir les semeurs de haine.Une branche pourrie de l’arbre de la démocratie Américaine tombera-t-elle ou empoisonnera-t-elle l’organisme?» [29] [30]

Les écrivains, rédacteurs en chef et journalistes vraiment ambitieux ne se limitèrent pas à des remarques aussi légèrement préjudiciables, mais rivalisèrent les uns avec les autres pour concocter des mensonges scandaleux sur Rockwell. Il fut accusé de lâcheté, de sadisme, d’égoïsme et même d’enlèvement: «Comme feu Adolf Schickelgruber, dont il se modèle lui-même, il croit à la direction depuis les arrières — le plus loin derrière possible.» [30] [31] Dans un magazine, il fut «cité» comme se vantant d’avoir un jour «castré un fauteur de troubles à mains nues» [31] [32] et un autre rapportait: «Les délires hystériques de George Rockwell ont déjà fait grimper la frange des fous jusqu’au point de rupture. L’été dernier, trois de ses soldats ont décidé de faire plaisir au Führer en kidnappant un petit enfant Juif à Washington, D.C., et en le gardant au siège du parti pendant plusieurs heures. Combien d’autres citoyens innocents seront harcelés avant que Robert F. Kennedy et le ministère de la Justice n’interviennent ? » [32] [33]

En tête de liste, il y avait l’histoire selon laquelle: «Comme un vrai grand manitou Nazi, il se réserve les privilèges du grand manitou et commande des repas privés servis dans sa chambre. Il consomme des mets aussi raffinés que la soupe de tortue, le homard et le steak pendant que ses hommes mangent du haschisch. Entre les repas, il aime sucer des kumquats» [33] [34] Cette dernière envolée de fantaisie rappelle les articles publiés dans la presse «allemande» (avant 1933) qui dépeignaient Adolf Hitler comme un ivrogne notoire et un lèche-bottes qui dépensait les contributions de ses disciples dans les grandes fêtes, le champagne et la prostitution.

Rockwell accepta philosophiquement ces mensonges et calomnies, car l’alternative à cette image publique conçue par les Juifs n’était pas du tout une image publique. En effet, les Juifs — ainsi que les publicistes non-Juifs soucieux de manifester leur affection pour les Juifs — ne pouvaient être tenus entièrement responsables de cette mauvaise image. Rockwell lui-même donna sciemment un coup de main à sa création, comme il l’admis lui-même lorsqu’il affirma: «[. . .] quand j’ai la rare occasion d’utiliser un média de masse, comme ce fut le cas récemment lorsque j’ai donné une interview à Playboy, je suis obligé de faire la part des choses entre ce que je voudrais dire et ce que l’ennemi voudrait m’entendre dire. Si je ne donnais pas délibérément au moins l’impression d’être un analphabète enragé avec un petit pois dans la cervelle, une telle interview ne serait jamais imprimée» [34] [35] Le prix qu’il paya pour être généralement reconnu comme «M. Nazi» fut en effet très élevé. D’autres hommes qui avaient des instincts raciaux mais qui n’avaient pas la compréhension de Rockwell des réalités politiques étaient, naturellement, consternés par ce qui semblait être les pitreries ridicules de Rockwell. La plupart des gens, même ceux qui sont relativement sophistiqués et qui parlent en connaissance de cause d’« actualités pilotées», trouvent tout simplement incompréhensible la technique Juive du «Grand Mensonge». Ces citoyens sains mais simples en arrivaient trop souvent à la conclusion pas si invraisemblable que Rockwell était une sorte d’agent provocateur, un traître engagé par l’ennemi pour discréditer les honnêtes racistes et patriotes. Sa correspondance avec certains d’entre eux montre un mélange d’impatience avec leur incapacité à percevoir l’essence des vrais problèmes auxquels notre race est confrontée, et un désir sincère de susciter la compréhension. Les extraits suivants d’une lettre adressée à un membre d’un groupe raciste snobinard se faisant appeler le «Front de libération de l’Europe» sont typiques:

Cher Monsieur [. . .]

[. . .] Je me rends compte que je ne suis qu’un stupide, idiot d’Américain, mais j’aime ce pays, en dépit de votre dénonciation de celui-ci. Ce que vous détestez, c’est ce que les Juifs lui ont fait, et vous êtes comme un homme qui permet à sa femme d’être débauchée par des violeurs et qui la jette ensuite à la poubelle pour cela. Honte sur vous ! Ce que vous appelez l’influence «Américaine» sur l’Europe n’est pas du tout Américaine, et vous devriez certainement le savoir. La véritable influence américaine était Henry Ford, notre Occident, et ainsi de suite. L’Europe est un vieil homme fatigué — enfin, plutôt une vieille dame fatiguée — et si la culture occidentale doit être sauvée, elle le sera par les derniers barbares occidentaux, les barbares Américains que j’aime. Les hommes comme vous, suaves, polis, éduqués, hautains et «au-dessus» de la violence physique, ne peuvent pas se sauver eux-mêmes, et encore moins une nation, une culture ou une race.

Vous, avec votre «Front de libération de l’Europe», vous avancez à reculons. On ne peut plus libérer l’Europe avec les Européens, Hitler a consacré tout son génie sacré à cet effort, et il a été écrasé par les barbares Américains. Vous et votre bande de dandys êtes amoureux de ce qui est parti et insistez pour ignorer ce qui existe. Rome n’est plus. Vous continuez à essayer de la ressusciter, et vous ne pouvez pas, parce qu’il n’y a plus de nobles Romains là-bas, du moins pas assez pour livrer un vrai combat. L’Europe est comme une grande France — une coquille vide, de belles paroles, de jolies chansons et des hommes morts. Nous avons aidé à tuer l’Europe. Si vous la libériez, comme la France a été «libérée», elle sombrerait à nouveau dans la dégénérescence en un siècle [. . .]

Il y a, bien sûr, de bons combattants vigoureux en Europe, mais ils sont submergés par les déchets humains laissés dans les décombres de deux guerres promues par les Juifs et menées par les Américains.

Je construis le National-Socialisme ici, par des expédients et des méthodes aussi rapides et efficaces que possible, et j’y parviens, malgré le fait que vous me regardiez de haut [. . .]

Chaque fois que je peux obtenir que l’un ou l’autre d’entre vous abandonne le jeu «Nous-sommes-les-vrais-Nationaux-Socialistes» et commence à être National Socialiste, je donne force à la cause à laquelle j’ai donné ma vie, ma famille, mon confort, et tout le reste, quoi que vous ayez pu en dire [. . .]

La franchise, et non la diplomatie, était son point fort.

Afin d’apaiser autant que possible l’hostilité et la suspicion, il se vit bientôt contraint de détourner une partie de son énergie de la provocation et de la publicité pour exposer ses idées de façon plus sobre. Son premier grand effort en ce sens fut la publication de son autobiographie politique, This Time the World. Écrit à la hâte à l’automne 1960, entre les allocutions, les comparutions devant les tribunaux, les bagarres de rue et les tentatives désespérées de recueillir des fonds pour soutenir son petit groupe, il ne put la publier qu’un an plus tard. L’impression et la reliure du livre furent entièrement réalisées par ses sections d’assaut non formés, et leur seule machine était un minuscule duplicateur de type bureau. La sincérité absolue de son ton ne convainquit que peu de ses lecteurs, mais les difficultés de diffusion, dues à la «quarantaine» Juive, limitèrent sa diffusion à quelques milliers d’exemplaires.

En octobre 1961, le premier de ses Rapports Rockwell parut. D’une longueur variant de quatre à trente-six pages, le Rapport Rockwell fut d’abord bimensuel, puis mensuel, se transformant parfois en publication bimensuelle au cours de périodes particulièrement difficiles. Les Rapports Rockwell contenaient un mélange vivant d’idéologie Nationale-Socialiste, d’analyse politique actuelle, de pronostic, de caricatures et de dessins politiques, de reproductions de coupures de presse pertinentes et de photographies des activités du Parti. Ils portaient tous son empreinte unique et, plus que toute autre chose, attiraient vers lui les jeunes hommes idéalistes qui formaient le cadre du mouvement grandissant. L’un de ces jeunes idéalistes était un vétéran du Corps des Marines âgé de vingt-sept ans et étudiant universitaire, venu à Arlington en 1963 pour prendre en charge l’administration interne du Parti comme secrétaire national. Il s’appelait Matt Koehl.

Dès le début, Rockwell avait compris la nécessité pour le mouvement National Socialiste d’opérer sur une base mondiale. Car l’objectif politique ultime du Mouvement était l’instauration d’un ordre mondial Aryen, un pax Aryana, comme condition préalable à la réalisation des objectifs raciaux à long terme du Mouvement. Depuis le printemps 1959, ce concept existait sur le papier sous le nom de «Union Mondiale des Entrprises Libres Nationales-Socialistes», mais jusqu’à l’été 1962, il ne dépassa pas le simple échange de lettres avec des Nationaux-Socialistes individuels en Europe. Au début d’août 1962, Rockwell rencontra des représentants Nationaux Socialistes de quatre autres nations dans les Cotswold Hills, près de Cotswold, en Angleterre, et l’Union mondiale des nationaux-socialistes vit officiellement le jour. Le 5 août, le protocole maintenant connu sous le nom d’Accords Cotswold fut élaboré, engageant les mouvements Nationaux-Socialistes des États-Unis, de la Grande Bretagne, de la France, de l’Allemagne (dont l’Autriche) et de la Belgique à un effort commun. Des réunions annuelles de l’Union mondiale des Nationaux-Socialistes étaient initialement prévues, mais le destin et les circonstances l’empêchèrent. Rockwell subit une pression croissante en Amérique au cours des cinq années suivantes, la situation devenant de plus en plus turbulente.

Le programme original de Rockwell était divisé en trois phases. La première phase, qui commença en mars 1959, devait être une phase d’activités provocatrices mais essentiellement non constructives, destinées à générer de la publicité et à construire une image publique, aussi déformée soit-elle. La deuxième phase devait être une phase de construction d’un cadre, au cours de laquelle une organisation Nationale-Socialiste forte, disciplinée, efficace et professionnelle devait être créée et les capacités de propagande et d’organisation développées dans une large mesure. La troisième phase devait être une phase d’organisation de masse.

La première phase fut exécutée avec brio. Rockwell s’était avéré un tacticien hors pair dans le jeu brutal de l’écrasement de la barrière du black-out Juif. Avec une froide objectivité, il regardait la presse empiler tas après tas mensonges et saletés sur son image, les provoquant pour qu’ils s’activent de nouveau chaque fois qu’ils se fatiguaient. Il analysa avec perspicacité la situation Juive. Il comprenait que, bien qu’ils occupaient les postes clés de contrôle dans les réseaux de formation de l’opinion publique, ils étaient limités dans une large mesure par le fait que ce contrôle devait rester caché au public.

De plus, il comprenait le fait qu’une très grande partie des journalistes, des rédacteurs en chef, des chroniqueurs, des présentateurs de nouvelles et même de nombreux propriétaires de journaux et de stations de radio n’étaient pas Juifs et, sauf ordre contraire direct et catégorique des principaux Juifs, on pouvait compter sur eux pour réagir d’une manière plus ou moins prévisible à un stimulus donné. Ainsi, en prenant une position et en faisant des déclarations qui paraissaient extrêmes et même ridicules au «citoyen moyen», il pouvait inciter les publicitaires à le citer largement, pensant ainsi discréditer l’homme et la philosophie auprès de ces citoyens moyens. Ce qu’ils ne comprenaient pas, c’est qu’avant de pouvoir bénéficier d’un appel de masse, le Mouvement devait faire appel à un grand nombre de citoyens très peu ordinaires, des idéalistes sans peur qui pouvaient former le noyau National-Socialiste. Et ces hommes répondirent au message de Rockwell d’une manière très différente de celle des publicistes libéraux ou de leur public « moyen ». Ils virent, au-delà de la superficialité « ridicule » de son message, le noyau de vérité profonde qu’il contenait. Alors que le citoyen moyen, incapable de penser au-delà des problèmes immédiats de l’époque, trouvait le message de Rockwell « trop extrême », comme le voulaient les publicistes, ceux qui pouvaient extrapoler dans leur esprit les développements du présent aux conséquences de demain — et du siècle à venir — virent la nécessité impérieuse de ces exigences. Mais ces hommes sont assez peu répandus dans la population, et pour les atteindre, Rockwell avait besoin de jeter son filet sur une très vaste zone, ce que les publicistes l’aidèrent dans cette tâche alors qu’ils pensaient le « salir ». Rockwell comprit aussi que l’image de lui érigée dans l’esprit des masses, tout en étant un handicap à ce moment-là, avait une valeur pour l’avenir, lorsque les conditions se seraient améliorées au point qu’au moins certaines de ces masses seraient prêtes pour un « extrémiste ».

La deuxième phase — l’édification du cadre et du développement organisationnel — coexistait d’une certaine façon avec la première, car dès le début, la publicité de Rockwell avait commencé à attirer quelques-uns des idéalistes nécessaires à la deuxième phase, et ces hommes ont commencé à constituer le squelette de la structure organisationnelle qui devait par la suite être remplie. La phase trois elle-même entra un peu en scène au cours de la première phase, lorsque Rockwell mena une campagne pour devenir gouverneur de l’État de Virginie en 1965. Cette campagne électorale se révéla être une période de formation extrêmement précieuse, non seulement pour Rockwell, mais aussi pour le personnel à la direction de tout son parti. Conscient de la nécessité éventuelle d’acquérir des compétences en matière de campagnes de masse, Rockwell décida de commencer à acquérir de l’expérience dans cette direction très tôt plutôt que tard. Comme il l’a admis plus tard, après avoir remporté moins de 1,5 % des suffrages exprimés, la campagne lui fournit également une leçon plus fondamentale et l’aida à réévaluer de manière réaliste l’ensemble du statut du Mouvement. Auparavant, il avait considéré avec un optimisme excessif que le Mouvement commencerait à gagner une masse substantielle dès qu’il aurait reçu suffisamment de publicité grâce à ses activités de première phase, c’est-à-dire qu’il croyait que les phases deux et trois seraient largement concomitantes. Après la campagne de Virginie, après qu’on lui eut rappelé une fois de plus l’incroyable inertie de l’opinion publique, il se rendit compte que la deuxième phase serait beaucoup plus longue que prévu et que le début de toute réussite substantielle de la troisième phase devrait attendre deux choses: un renforcement interne considérable du Mouvement et une détérioration considérable de la situation raciale, sociale et économique générale.

C’est dans cet esprit qu’il prit la décision, en 1966, d’inaugurer une réorientation générale de l’activité du Parti. Comme on l’a vu plus haut, les deux premières phases de l’activité du Parti se chevauchaient dans une large mesure, et la transition entre les deux fut principalement marquée par un changement d’orientation. La première phase fut l’ère « Nazie » du Mouvement. La deuxième phase marque le début de l’ère Nationale-Socialiste. Dans le droit fil de cette réaffirmation, le Parti Nazi Américain devient officiellement devenu le Parti National-Socialiste du Peuple Blanc le 1er janvier 1967, date que l’on peut raisonnablement considérer comme marquant la transition. Six mois plus tôt, l’apparition du Monde National-Socialiste fut un pas supplémentaire dans cette direction. Et six mois après cette date — en juin 1967 — une conférence historique de réorganisation de la direction du Parti eut lieu à Arlington. C’est là que Rockwell mit le Mouvement sur sa nouvelle voie, en expliquant la nécessité d’une professionnalisation totale de chaque activité, de la collecte de fonds à la rédaction de propagande, afin de répondre aux fortes demandes auxquelles on pouvait s’attendre pendant la longue période de croissance et de lutte à venir.

Il avait alors quarante-neuf ans. Au cours des huit années écoulées, il avait travaillé en moyenne seize heures par jour, sept jours par semaine. Ses ressources physiques et spirituelles avaient été mises à rude épreuve. En général, il était obligé de se concentrer sur plusieurs tâches simultanément. Il y avait toujours une manifestation à organiser, un discours à préparer, de la propagande à écrire, un procès à mener, de l’argent à recueillir. . . et tout cela dans des conditions de travail presque impossibles, avec des interruptions incessantes. Seule l’immense vitalité de son cadre robuste de 1,90 m, ainsi qu’une profonde réserve de force spirituelle, l’avait soutenu dans le passé. La marche à suivre ne serait certainement pas plus facile; au contraire, outre les anciennes tâches liées aux provocations et à la publicité, de nombreux problèmes nouveaux se poseraient à mesure que le Mouvement entrait dans sa nouvelle phase d’activité.

D’autres hommes — des hommes forts — auraient pu céder à la tentation de rester avec une prescription à laquelle ils s’étaient habitués et de ne pas s’aventurer d’un sentier battu en territoire étranger et difficile. La moindre trace de subjectivité leur permettrait d’avancer une centaine de raisons de ne pas changer un modus operandi qu’ils avaient réussi par le passé. Et pourtant, Rockwell avait la particularité de n’avoir pas hésité un seul instant. Voyant que le moment était venu pour le Mouvement de changer de tactique et d’accepter des défis différents, il s’attela à cette nouvelle tâche avec la même détermination dont il avait fait preuve tout au long de cette première phase.

Il fallait maintenant construire une toute nouvelle image publique du Parti, ou plutôt transformer progressivement l’image grossièrement déformée qu’il avait induite chez l’ennemi pour qu’il la construise plus près de la vérité. C’était une tâche exigeante, et il passa l’été 1967 à établir des plans pour l’avenir et à terminer son nouveau livre, White Power.

Dans l’une de ses dernières lettres, écrite en août à deux fidèles camarades du Parti, un homme et son épouse, il révèle un peu de l’introspection qui occupait son esprit en cet instant décisif:

Chers [. . .]

Je n’ai nullement l’impression que [. . . vous] avez l’esprit clair sur ce qui a été fait, ce qui devrait être fait maintenant, et ce qui pourrait être fait (ou ne pas être fait) dans l’avenir.

C’est pour cette raison qu’après un long moment à pratiquer mon passe-temps favori — me tourner et me retourner — je me suis levé à l’aube, rampant sur cette ville au bord du gouffre, pour coucher sur le papier quelques pensées qui pourraient m’aider. (Et souvent, je trouve que de tels efforts pour aider les autres, m’aident dans le processus.)

Il n’y a pas de plan ou d’approche globale dans cette lettre; ce ne sont que des bijoux, des perles et des clinkers d’un esprit qui semble être dans un état de quasi effondrement et de rébellion.

Laissez-moi d’abord vous présenter un problème insoluble en moi. Faisant de mon mieux pour apprendre de l’Histoire, je suis conscient d’un fait de toutes les grandes luttes. Il y a eu des millions de causes, de batailles, et ainsi de suite, presque toutes perdues. L’histoire retient rarement les perdants, sauf lorsqu’ils se font tailler en pièce d’une manière particulièrement intéressante et dramatique.

Mais il y a quelques gagnants, qui sont enregistrés dans l’histoire, j’ai examiné ces derniers assez soigneusement (souhaitant un jour joindre leurs rangs exaltés) pour voir s’il y a un modèle commun à leur activité sur cette planète qui pourrait être une clé sur pourquoi ils ont gagné, alors que presque tout le monde perd.

Il n’y a absolument aucun doute là-dessus; il y a un tel schéma, même si les causes et les luttes varient en contenu ou en but, allant du bolchevisme de Lénine au National-Socialisme d’Adolf Hitler, d’une petite vieille qui s’est mise à fuir son voisin à Genghis Khan et de sa machine à faire des hamburgers humains. Dans tous les cas, les gagnants ont été plus déterminés, plus fanatiques dans leur refus impitoyable d’abandonner que leurs concurrents. Cela semble indiquer que la victoire est donnée à celui qui persévère le plus.

Mais cela n’a pas été vrai non plus. L’histoire regorge de fous persévérants qui ont à maintes reprises sauté des collines et des édifices avec des « ailes » et ont atterri sur leurs fesses jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien [. . .]

La conclusion que je tire de tout cela, c’est qu’il faut trois choses pour qu’une cause soit gagnante: une cause juste, c’est-à-dire une cause qui est de son temps, en phase et nécessaire; un chef inébranlable dans sa détermination à se battre tant qu’il a quelques souches pour l’aider à se tenir sur ses deux jambes et qui peut inspirer cette même volonté dans ses troupes; et une bonne fortune.

Alors que j’examine ma propre cause, mon commandement et ma chance, je me rends compte qu’il m’est absolument impossible de porter un jugement détaché sur le fait de savoir si je suis un des fanatiques qui sautent d’une colline avec une paire d’ailes Woolworth, ou si je suis un des gars qui sont modelés en images de pierre pour le bénéfice des pigeons [. . .]

Je ne pense pas non plus qu’aucun d’entre vous ne connaisse la réponse à cette question. Cependant, j’ai l’avantage sur vous deux en ce sens que j’ai décidé il y a très, très longtemps que la meilleure chose que je puisse faire de ma vie — ce qu’il en reste — est de viser, de faire de mon mieux pour contrôler l’inévitable tremblement et de ne jamais quitter ma cible des yeux et du cœur avant qu’elle ne tombe [. . .]

LE VINGT-CINQ AOÛT 1967, un vendredi, deux minutes avant midi, près de son quartier général d’Arlington, un assassin lui tira dessus.

Le meurtrier, un homme que Rockwell avait expulsé du Parti quelques mois plus tôt pour ses tentatives répétées d’injecter subtilement des idées marxistes dans les publications du parti et pour avoir exposé publiquement une doctrine du bolchevisme racial, s’était couché en embuscade sur un bâtiment voisin et avait tiré dans la voiture de Rockwell à son passage. Ironiquement, Rockwell avait sauvé ce petit bolchevique gonflé des gouttières de New York huit ans auparavant, et il s’était intéressé à lui de façon presque paternelle depuis. Il n’avait jamais renoncé à ses tentatives répétées de lui inculquer un peu de décence et de sens de l’honneur, malgré des preuves accablantes que l’homme était un menteur et un voleur compulsif, ainsi qu’un conspirateur incurable. Tous ses efforts bien intentionnés en ce sens n’ont été récompensés que par des maux de cœur au fil des ans — et finalement par la mort, lorsque le petit voyou vicieux qu’il pensait pouvoir transformer en un homme a trouvé une chance de « se venger » de son expulsion du Parti.

Après que le gouvernement des États-Unis eut refusé au commandant Rockwell le droit d’être enterré dans un cimetière national, ses camarades du Parti ont fait incinérer son corps, et un service commémoratif national-socialiste prit place à Arlington dans l’après-midi du 30 août. Matt Koehl, nouveau chef national du Parti National Socialiste du Peuple Blanc et Commandant par Intérim de l’Union mondiale des Nationaux-Socialistes, a prononcé le bref éloge ci-dessous:

« Camarades Nationaux-Socialistes ! Mes chers compatriotes Blancs ! Aujourd’hui, nous prenons sur nous la triste tâche d’enterrer la dépouille mortelle de notre Commandant bien-aimé, Lincoln Rockwell, tué en martyr par la balle d’un lâche assassin. Pour ceux d’entre nous qui avons travaillé avec lui tous les jours, pour nos camarades du Parti dans toute l’Amérique et pour les Nationaux-Socialistes dévoués du monde entier, la perte ahurissante imposée par sa mort ne se fera pleinement sentir que dans les jours et années de lutte qui nous attendent tous. Son inspiration et sa volonté, la profondeur de sa sagesse et l’héroïsme de son esprit, voilà ce qui nous a donné la motivation et les conseils dont nous avions grandement besoin pour poursuivre le combat pendant tous ces jours sombres des années passées.

« La soudaineté choquante de son départ et les bouleversements qui ont suivi ces derniers jours nous empêchent encore d’évaluer l’ampleur de notre perte. Mais ce qui a peut-être été encore plus difficile à supporter que cela, c’est le traitement tout à fait minable — le traitement méprisable et honteux — de notre Commandant déchu par un gouvernement de la nation qu’il a servi si fidèlement pendant toutes ces années depuis qu’il est devenu adulte. George Lincoln Rockwell a donné sa vie dans la lutte contre le Bolchevisme à un moment où des milliers d’autres combattants américains à l’autre bout du monde sont également victimes de ce même Bolchevisme — et pourtant un gouvernement américain a refusé sa demande d’être enterré dans le lieu de son choix.

« George Lincoln Rockwell a servi l’Amérique pendant vingt ans et pendant deux guerres, risquant sa vie encore et encore pour défendre la terre et les gens qu’il aimait tant. Il n’était pas un soldat de salon, au contraire il choisit de son propre gré cette profession de soldat exigeant le plus haut niveau de courage et de compétence: il était pilote de chasse. Son dévouement, son audace et sa compétence l’ont mené du grade de matelot à celui de commandant à part entière, lui ont donné le commandement de trois escadrons et lui ont valu neuf décorations. Et un gouvernement américain ne le tient pas digne d’être enterré aux côtés de ses compagnons de combat.

« George Lincoln Rockwell s’est sacrifié davantage et s’est battu durement pour les choses qui lui étaient chères — sa terre natale, ses compatriotes et surtout sa race — que n’importe quel homme vivant actuellement. Il a vu son devoir et l’a fait sans relâche, même lorsque ce devoir l’a amené à s’opposer à presque tous ceux qui l’entouraient. Il voyait plus loin que les autres hommes, et il se battait rudement. A cet égard, il chérissait la maxime du grand Leader dont la philosophie a façonné ses propres pensées: Que celui qui veut vivre combatte donc ! Celui qui se refuse à lutter dans ce monde où la loi est une lutte incessante ne mérite pas de vivre.

« Il s’est battu, et il est mort. Et pourtant Lincoln Rockwell n’est pas vraiment mort, car il a construit un Mouvement et il a diffusé une idée, et ce Mouvement n’a pas été détruit ni cette idée réduite au silence par la balle qui l’a abattu. Et tant que ce mouvement demeurera et que cette idée continuera de remplir le cœur et l’esprit des hommes, l’esprit de Lincoln Rockwell perdurera.

« Les cendres du martyr reposent ici devant nous, et nous ne pouvons nous empêcher d’être remplis d’un sentiment solennel de tragédie. Pourtant, nous ne sommes pas vraiment ici pour le pleurer, mais pour l’honorer et nous vouer de nouveau à la cause qu’il a servie. Dans les temps à venir, nous devons redoubler d’efforts pour qu’il ne soit pas mort en vain. Nous devons laisser son grand sacrifice nous inspirer dans notre lutte vers la victoire — la victoire de notre peuple, de notre grande Race Blanche, sur la maladie qui l’afflige et les ennemis qui l’oppriment maintenant. En effet, en ce moment, nous devons garder à l’esprit ce vieux dicton que le Commandant nous a paraphrasé: « Les pierres et le mortier de notre Mouvement sont les os et le sang de ses martyrs». C’est cet aspect de sa mort qu’il voudrait maintenant que nous gardions à l’esprit, oubliant notre chagrin et nous remplissant de fierté de savoir que nous avons suivi un tel leader.

« Car c’est lui, Lincoln Rockwell, qui a repris le flambeau qui est tombé à terre voici vingt-deux ans. Adolf Hitler a fondé notre grand Mouvement et occupera à jamais une position unique dans les sagas de notre race; mais sans Lincoln Rockwell, la puissante œuvre d’Adolf Hitler aurait pu être en vain. C’est Lincoln Rockwell qui nous a remis sur la voie de l’ascension alors que nous avions échoué et voulions revenir en arrière. C’est son exemple qui nous a inspirés à faire ce que nous savions que nous devions faire plutôt que ce qui était le plus facile à faire. C’est sa main qui nous a sortis du labyrinthe de la défaite, de la dégénérescence et du désespoir, et nous a montré le chemin vers des choses plus élevées; et c’est sa voix qui nous a rappelé à maintes reprises que nous devons continuer la lutte pour notre race.

« Alors que nous enterrons la dépouille mortelle de Lincoln Rockwell, il convient de relire ce passage qu’il aimait le plus du livre du Leader. Je vais lire un extrait du chapitre douze du premier volume de l’exemplaire personnel de Mein Kampf du Commandant:

« Quand des cœurs se brisent, quand des âmes désespèrent, alors des ombres du passé sortent ceux qui ont su faire reculer jadis la détresse et les inquiétudes humaines, l’outrage et la misère, la servitude intellectuelle et la contrainte corporelle: ils laissent tomber leurs regards sur les mortels désespérés et leur tendent leurs mains éternelles. 

Malheur au peuple qui a honte de les saisir. »

Citations

[1] [36] Ilse Hess, Prisoner of Peace (en version originale allemande: England-Nürnberg-Spandau), traduit en anglais par Meyrick Booth (Londres, 1954), pp. 48-9.

[2] [37] Ces souvenirs d’enfance sont décrits dans son autobiographie, This Time the World (publiée en privé), chap. 1.

[3] [36] Ibid., p. 65.

[4] [38] Ibid.

[5] [39] Ibid., p. 66.

[6] [40] Ibid., p. 71.

[7] [41] Ibid., p. 135.

[8] [42] Ibid., p. 141.

[9] [43] Édition de 1938-39, édité par John Simons (New York, 1938).

[10] [44] Angelo S. Rappoport, Pioneers of the Russian Revolution (Londres, 1918), p. 228.

[11] [45] Ibid., p. 252.

[12] [46] Papers Relating to the Foreign Relations of the United States, 1918, Russia (Service d’impression du Gouvernement des États-Unis, Washington, 1931), Vol. 1, pp. 678-9. Voir aussi «Documents on the  “Russian” Revolution», National Socialist World, 2 (Printemps 1966), pp. 37-81, pour une sélection de  photocopies de documents traitant du même sujet.

[13] [47] George Lincoln Rockwell, This Time the World, p. 154.

[14] [48] Ibid.

[15] [49] Ibid., pp. 154-5.

[16] [50] Ibid., p. 197

[17] [51] Adolf Hitler, Mein Kampf, II, chap. 8. — Traduction Nouvelles Éditions Latines.

[18] [52] Ibid., I, chap. 12.

[19] [53] Rockwell, op. cit., p. 195.

[20] [54] Ibid., p. 199.

[21] [55] Ibid., p. 308.

[22] [56] Ibid., p. 309.

[23] [57] August Kubizek, Adolf Hitler, mein Jugendfreund (Graz, 1953), pp. 133-4. Une traduction anglaise de la  description de l’expérience d’Adolf Hitler sur le Freinberg est donnée dans National Socialist World 1  (Printemps 1966), p. 84.

[24] [58] Rockwell, op. Cit., p. 310.

[25] [59] Hitler, op. cit., I, chap. 12.

[26] [60] Ibid., II, chap. 7.

[27] [61] À ne pas confondre avec le Bulletin NS actuel qui, en tant qu’organe interne officiel du Parti Nationale Socialiste du Peuple Blanc, fut d’abord publié en janvier 1967, sous la direction de Matt Koehl.

[28] [62] “Playboy Interview: George Lincoln Rockwell,” Playboy, (April 1966), p. 71.

[29] [63] Charles Krause, “George Rockwell: A Myth or Real Threat to America’s Peace?,” Private Affairs (June 1962), p. 52.

[30] [64] Jack Anderson, “Why I Quit the American Nazi Party,” Parade (December 6, 1964), p. 29.

[31] [65] Charles U. Daly, “The Man Who Would Bring Back Hitler,” Cavalier (June 1961), p. 56.

[32] [66] Krause, loc. cit.

[33] [67] Anderson, loc. cit.

[34] [68] George Lincoln Rockwell, “From Ivory Tower to Privy Wall: On the Art of Propaganda” National Socialist World 1 (printemps 1966), p. 11.