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George Lincoln Rockwell:
Une vie National-Socialiste, partie un

4.740 mots

Partie 1 de 3

English original here

Traduit par Le Fauconnier

Le 18 juin 1945, un peu plus de six semaines après la mort d’Adolf Hitler, Rudolf Hess écrivait les mots suivants dans une lettre à sa femme, de sa cellule de prison:

Tu imagineras aisément combien, ces dernières semaines, mes pensées se sont tournées sur les années passées: de ce quart de siècle d’Histoire, qui se concentre pour nous en un seul nom et qui est plein des expériences humaines les plus merveilleuses. L’Histoire n’est pas finie. Elle reprendra tôt ou tard les fils apparemment rompus pour toujours et les retissera en un nouveau motif. L’élément humain n’est plus et ne vit que dans la mémoire.

Très peu de gens ont eu le privilège, comme nous, de participer depuis le tout début à la croissance d’une personnalité unique, au travers de la joie et du chagrin, de l’espoir et des problèmes, de l’amour et de la haine, de toutes les manifestations de grandeur — et, plus que tout, de toutes les petites indications de faiblesse humaines, sans lesquelles un homme n’est pas vraiment digne d’amour. . .

Même pour quelqu’un qui a eu le privilège d’assister aux manifestations de grandeur, il peut être extrêmement difficile de mettre des mots adéquats sur ces manifestations, et par là de donner une image véritable d’une personnalité grande et unique. Pour quelqu’un qui n’a pas la base d’un quart de siècle de participation dans la croissance d’une telle personnalité, mais moins de deux ans, la tâche est particulièrement malaisée. Ce serait donc un vain espoir d’espérer que les pages suivantes reflèteront la vraie grandeur de l’homme. Cette grandeur sera mieux reflétée par la fructification de sa vie de travail dans les années à venir.

Ici, cependant, nous pouvons au moins espérer évoquer une image de l’homme, aussi imparfaite et incomplète soit-elle, qui pourra servir à inspirer ces Nationaux Socialistes qui n’ont pas eu le privilège de le connaître personnellement.

George Lincoln Rockwell est né le 9 mars 1918 à Bloomington, petite ville rurale et minière du centre de l’Illinois. Ses deux parents étaient acteurs de théâtre. Son père, George Lovejoy Rockwell, était un comédien de vaudeville de vingt-huit ans, d’ascendance anglaise et écossaise. Sa mère, née Claire Schade, était une jeune danseuse germano-française, issue d’une famille de danseurs. Ses parents ont divorcé quand il avait six ans, et il vécut alternativement, ainsi que son petit frère et sa petite sœur, chez sa mère et chez son père pendant les années suivantes.

Le jeune Rockwell passa la plus grande partie de sa jeunesse dans le Maine, à Rhode Island et dans le New Jersey. Son père s’était installé dans une petite ville côtière du Maine, et Rockwell y passait ses étés, allant à l’école à Atlantic City, et, plus tard, à Providence pendant l’hiver. Certains de ses plus chers souvenirs des années suivantes sont ceux des jours d’été passés sur les plages du Maine, des randonnées dans les forêts du Maine, ou d’explorations d’anses et de criques sur les côtes du Maine dans son voilier, qu’il avait construit lui-même à partir d’une vieille yole. Rockwell a acquis ce qui devait rester un amour à vie pour la navigation et la mer pendant ces années de jeunesse passées avec son père dans le Maine.

En dehors d’un peu plus de voyages que l’enfant moyen, il est difficile de trouver quoi que ce soit d’extraordinaire dans l’environnement de son enfance. Il ne vivait ni au milieu d’une grande pauvreté, ni d’une grande richesse; il avait des relations tendres avec ses parents, malgré leur divorce; il était un enfant en bonne santé, et il ne semble pas y avoir trace de tristesse ou de crise prolongée dans son enfance. Si par la suite il devait se rappeler avec plus grand plaisir des moments passés avec son père que de ceux passés avec sa mère, cela peut être attribué soit au meilleures opportunités offertes par cette vie sur les côtes du Maine de satisfaire la soif d’aventure de sa jeunesse, en comparaison à une vie en ville, soit au fait que sa mère vivait avec une sœur dominatrice que le jeune Rockwell n’aimait pas beaucoup.

Et pourtant, même jeune garçon il avait ces qualités de caractère qui devaient par la suite l’éloigner du commun des mortels. Sa qualité la plus remarquable était sa réactivité aux défis. Dire au jeune Rockwell qu’une chose était impossible, qu’elle ne pouvait tout simplement pas être accomplie, c’était le réveiller à la détermination irrésistible de le faire. Il a décrit une expérience qu’il a eu à l’âge de dix ans qui illustre cet aspect de son personnage. Un jeune gang des plus durs de l’école de grammaire où il étudiait dans une banlieue côtière d’Atlantic City l’avait isolé pour le bizuter. On l’a informé qu’il devrait boire une tasse froide de l’océan, et qu’il ferait mieux de se détendre et de se soumettre gracieusement, toute résistance étant futile. Au lieu de se soumettre, il a férocement affronté le groupe de ses agresseurs sur la plage, donnant des pieds et des mains, griffant, mordant et frappant, jusqu’à ce que les autres garçons finissent par abandonner le but de le jeter à l’eau et se retirent pour soigner leurs blessures.

Plus tard, adolescent, il découvrit que le défi présenté par une mer déchaînée lui faisait le même effet que le défi de ce gang d’ados. Lorsque les autres rangeaient leurs bateaux au port parce que l’eau était trop agitée, le jeune Rockwell trouvait en la navigation son plus grand plaisir. Il n’aimait rien tant que jeter ses forces et son talent contre les éléments déchaînés. Son esprit s’élevait en même temps que le vent et les vagues. Luttant avec la barre et le gréement d’un bateau ballotté, trempé d’embruns et emporté par des rafales violentes, il hurlait au vent dans une joie animale pure.

Ce côté particulièrement borné de sa nature — appelons cela un esprit combattif, si vous voulez — couplé à une intrépidité physique absolue, qui le mènerait à mille et une escapades dangereuses et écervelées dans sa jeunesse, lui donna, une fois adulte, la volonté de relever sans hésiter des défis risqués qu’aucune personne ordinaire n’aurait relevé; toute sa vie cela le mena à choisir la ligne de conduite que sa raison et sa sensibilité lui disaient être la bonne, peu importe la voie choisie par ceux autour de lui; au final cela lui prodigua la force motrice qui le conduisit à poser un défi au monde entier lorsqu’il lui devînt évident que le monde s’était trompé de direction. Ceci est la clé de cet homme.

Deux autres caractéristiques qu’il a montrées enfant étaient une curiosité omnivore et une objectivité austère. Il attribuait sa curiosité, ainsi que les talents artistiques dont il a fait preuve très tôt, à son père, qui a également montré ces traits, mais la source de son esprit rebelle et sa volonté indomptable est plus difficile à attribuer. Ils semblent avoir été le produit d’une combinaison rare et fortuite de gènes, donnant naissance à une nature nettement différente de celle de ses aïeux immédiats.

Il entra en première année à l’Université Brown à l’automne 1938. Son principal programme d’études était la philosophie, mais il était aussi très intéressé par les sciences. Il utilisa l’opportunité du travail sur les périodiques étudiants pour exercer ses talents en dessin et en écriture créative. En plus de ses activités scolaires, journalistiques et artistiques, il trouva également le temps de courir les jupons et de pratiquer d’autres sports collégiaux, dont le ski et l’escrime; devenant membre de l’équipe d’escrime de la Brown University.

C’est à l’université qu’il fit sa première rencontre frontale avec le libéralisme moderne. Il s’était inscrit à un cours de sociologie avec l’espoir naïf que, tout comme dans ses cours de géologie et de psychologie, il apprendrait les principes scientifiques qui sous-tendent ces deux domaines de la connaissance humaine. De même, en sociologie, il apprendrait certains des principes fondamentaux qui sous-tendent le comportement social humain. Il ne rencontra cependant que déception et confusion, en se rendant progressivement compte qu’il y avait une profonde différence entre les attitudes des sociologues et, disons, celles des géologues envers leurs sujets. Alors que les auteurs de ses manuels de géologie prenaient soin de souligner qu’il y avait beaucoup de choses sur l’Histoire et la structure de la terre qui étaient encore inconnues, ou seulement imparfaitement connues, il était clair qu’il y avait effectivement des idées fondamentales et des faits bien établis sur lesquels la science était fondée, et qu’aussi bien son professeur de géologie que les auteurs de ses manuels de géologie voulaient sincèrement présenter ces idées et faits à l’étudiant d’une manière ordonnée, avec l’espoir que cela lui permettrait de mieux comprendre la nature de la planète sur laquelle il vivait. En sociologie, il trouvait les principes de base beaucoup plus insaisissables. Ce qui le troublait cependant le plus particulièrement, ce n’était pas tant la complexité des concepts que la suspicion que les eaux avaient été délibérément brouillées. Il redoublait d’efforts pour aller à la racine du sujet ou, à tout le moins, pour comprendre où menaient les allusions, les insinuations et les demi-tours: «Je me suis enterré dans mes livres de sociologie, absolument déterminé à trouver pourquoi il me manquait le noyau de la chose».

L’idée égalitaire que les différences manifestes entre les capacités des individus et entre le développement évolutif des différentes races s’expliquent presque entièrement par les effets environnementaux contemporains — qu’il n’y a pas vraiment de différences innées de qualité dignes d’être mentionnées parmi les êtres humains — était certainement l’un des domaines dans lesquels ses manuels de sociologie se distinguaient le plus:

J’ai eu l’audace de demander au professeur Bucklin si c’était l’idée, et il est devenu rouge de colère. On m’a dit qu’il était impossible de faire des généralisations, bien que tout ce que je demandais, c’était l’idée fondamentale, s’il y en avait une, de la sociologie.

J’ai commencé à voir que la sociologie était différente de tous les autres cours que j’avais suivis. Certaines idées ont produit de l’apoplexie chez l’enseignant, en particulier la suggestion que certaines personnes n’étaient peut-être pas de bonnes bêtes biologiques dès le jour de leur naissance. Certaines autres idées, bien qu’elles n’aient jamais été formulées et exprimées franchement, étaient favorisées et encouragées — et il s’agissait toujours d’idées qui tournaient autour du pouvoir total de l’environnement.

Même s’il ne la reconnaissait pas clairement pour ce qu’elle était à l’époque, le jeune Rockwell avait partiellement découvert l’une des tactiques les plus utilisées par les libéraux modernes. Lorsque l’habile libéral a pour objectif, par exemple, de faire une erreur, il ne se contente certainement pas d’exprimer son point de vue. Au lieu de cela, il écrira des romans, produira des émissions de télévision et des films cinématographiques qui, subtilement au début, puis de plus en plus audacieusement, suggèrent que ceux qui se livrent à des relations sexuelles avec des Nègres sont plus courageux, meilleurs, plus attirants que ceux qui ne le font pas; et que l’opposition à la méchanceté est une perversion vulgaire et louche, doublée d’une preuve évidente qu’ils sont au mieux de ridicules ringards, au pire de violents rednecks. Mais si l’on tente de l’épingler et qu’on lui demande pourquoi il est en faveur d’une mauvaise interprétation, il soufflera que ce n’est pas du tout ce qu’il vise, mais seulement «justice», «équité», ou «meilleure compréhension entre races».

Ainsi, lorsque Rockwell se rendit naïvement au cœur du sujet dans le cours de sociologie du professeur Bucklin, il se fit sévèrement réprimander. Les égalitaristes raciaux sont devenus beaucoup plus audacieux au cours des trente dernières années, mais à l’époque Rockwell était simplement conscient qu’ils voulaient qu’il accepte certaines idées sans pour autant les mettre dans l’arène ouverte de la libre discussion, où elles seraient sujettes à attaque:

Je ne connaissais encore que peu ou rien du communisme ou de sa petite sœur débauchée, le libéralisme, mais je ne pouvais pas éviter la pression constante, partout dans l’université, d’accepter les idées d’égalité humaine massive et de suprématie de l’environnement.

Généralement, cette pression ne se traduisait pas par un acquiescement, mais par sa détermination à défendre ce qui lui paraissait raisonnable et naturel. Il satirisa le point de vue égalitaire, non seulement dans sa chronique dans le journal étudiant, mais aussi dans un de ses examens de sociologie! Les conséquences presque catastrophiques de cette insolence lui apprirent la prudence de tenir sa langue dans certaines circonstances.

Alors qu’il commençait sa première année à l’université Brown, la conspiration étrangère visant à utiliser l’Amérique comme un outil pour rendre le monde sûr pour les Juifs passait à la vitesse supérieure de sa machine de propagande. L’Allemagne nationale-socialiste était présentée comme une nation de criminels dépravés dont le but était l’asservissement du monde, y compris de l’Amérique. Hollywood, les grands journaux et ses professeurs libéraux — toujours la faction la plus bruyante de toutes les universités — ont tous suivi la même ligne, faisant appel sans complexe à l’idéalisme naïf de leur public: «Hitler doit être arrêté!» Et, comme des millions d’autres patriotes américains, Lincoln Rockwell est tombé dans le piège des mensonges et de l’escroquerie intelligente, soutenus par l’autorité du chef du gouvernement américain. Ni lui ni ses millions de compatriotes ne se rendirent compte que le complot avait atteint la Maison-Blanche et que son occupant avait vendu ses services aux conspirateurs:

C’est typique de ma naïveté politique de l’époque: lorsque la propagande sur Hitler a commencé à nous être imposée à grande échelle, j’ai tout avalé, incapable même de soupçonner que quelqu’un pourrait avoir un intérêt dans tout cela, et que ce ne serait pas l’intérêt des États-Unis ou de notre peuple. . . . Il est devenu évident qu’il nous faudrait entrer en guerre pour arrêter cet «horrible ogre» qui voulait conquérir l’Amérique, nous disait-on, et c’est ce que je croyais.

Ainsi, en mars 1941, convaincu que l’Amérique était en danger de mort à cause des «agresseurs nazis», Rockwell quitta sa vie confortable à l’université et offrit ses services aux forces armées de son pays. Peu après son enrôlement dans la marine américaine, il a été nommé cadet de l’aviation et a commencé sa formation au pilotage à Squantum (Massachusetts). Il reçut sa première commande navale, en tant qu’enseigne, le 9 décembre 1941, deux jours après l’attaque de Pearl Harbor. Il servit comme aviateur naval pendant toute la Seconde Guerre mondiale, passant du rang d’enseigne de vaisseau à celui de lieutenant et remportant plusieurs décorations. Il commanda le soutien naval aérien pendant l’invasion américaine de Guam, en juillet et août 1944. Promu lieutenant-commandant en octobre 1945, il retourne peu de temps après à la vie civile, où il espérait faire carrière en tant qu’artiste.

Alors qu’il était encore dans la marine, il avait épousé une fille qu’il avait connue comme étudiant à l’Université Brown. Le mariage n’était pas particulièrement heureux, bien qu’il fût destiné à durer plus de dix ans.

Les cinq premières années qui suivirent son départ de la marine furent consacrées à des études en art, à la photographie commerciale, à la peinture, à la publicité et à l’édition, dans le Maine et à New York.

Puis, en 1950, avec le déclenchement de la guerre de Corée, le Capitaine de corvette Rockwell retourna en service actif dans la marine américaine et fut affecté à l’entraînement des pilotes de chasse en Californie du Sud. C’est là, presque par hasard, que l’éducation politique de Lincoln Rockwell, 32 ans, a commencé.

C’est en 1950 que les enquêtes du sénateur Joseph McCarthy sur les activités subversives et le comportement traître d’un certain nombre d’employés et de fonctionnaires du gouvernement des États-Unis ont commencé à être largement rendues publiques. Rockwell, comme tout honnête citoyen, a été horrifié et irrité par ces révélations de trahison. Mais il était aussi perplexe que choqué par la réaction violente, hystérique et vicieuse à ces révélations qui émanaient d’un certain segment de la population. Pourquoi tant de personnes — et, surtout, tant de personnes dans les médias qui forment l’opinion publique — étaient-elles farouchement déterminées à faire taire McCarthy et, à défaut, à le salir et à le discréditer? McCarthy était un Américain avec un impeccable pedigree. Héros de guerre, comme Rockwell, il était entré dans les forces armées de son pays en tant qu’enrôlé et devint un officier très décoré. Il avait reçu la Distinguished Flying Cross pour sa performance au combat pendant la Seconde Guerre mondiale. Alors qu’il débusquait les rats qui avaient vendu les intérêts vitaux du pays pour lequel il s’était battu, Rockwell ne comprenait pas pourquoi un citoyen responsable et loyal devrait chercher à diffamer cet homme ou à bloquer ses efforts courageux:

J’ai commencé à faire attention, pendant mon temps libre, à ce dont il s’agissait. J’ai lu les discours et les brochures de McCarthy et je les ai trouvés factuels, au lieu de l’absurdité sauvage que les journaux prétendaient être son fonds de commerce. J’ai pris conscience d’un penchant formidable dans tous les journaux contre Joe McCarthy, même si je ne parvenais toujours pas imaginer pourquoi.

À cette époque, une connaissance donna à Rockwell quelques tracts anticommunistes à lire. L’une des choses qu’il a immédiatement remarquées chez eux, c’est leur ton fortement antisémite. Bien que des preuves publiques manifestes l’aient obligé à souscrire à certaines des accusations portées par les auteurs de ces traités — par exemple, qu’il y avait un nombre extraordinairement disproportionné de Juifs parmi les agresseurs de McCarthy et parmi les subversifs que ses enquêtes avaient mis au jour — il trouvait beaucoup de leurs allégations trop exagérées pour être crédibles. En particulier, l’accusation selon laquelle le communisme était un mouvement juif, et non russe, semblait ridicule quand Rockwell considérait le fait que les Juifs étaient si fermement ancrés dans les entreprises capitalistes et l’avaient toujours été; le capitalisme, supposément l’ennemi mortel du communisme, était la sphère d’influence juive traditionnelle.

Un tabloïd anticommuniste allait jusqu’à citer divers éléments de preuve documentaire pour appuyer ses prétentions apparemment farfelues, et Rockwell décida de répondre à ce bluff en vérifiant cette «preuve» lui-même. Lors du jour de repos suivant, il se rendit à la bibliothèque publique de San Diego, et ce qu’il y trouva devait changer le cours de sa vie — ainsi que, de nos jours encore, le cours de l’Histoire. Selon ses propres mots: «Là-bas, dans les rayons mal éclairés de la bibliothèque publique de San Diego, je me suis réveillé après trente ans de sommeil politique stupide. . .»

Rockwell fut stupéfait par les preuves qu’il découvrit dans la bibliothèque; elles ne laissaient ainsi aucun doute que ce qui avait été décrit dans ses manuels scolaires comme la Révolution «russe» était plutôt une orgie juive de génocide contre le peuple russe. Il découvrit même que dans leurs propres livres et périodiques, les Juifs se vantaient plus ou moins ouvertement de ce fait! Dans un ouvrage de référence biographique juif intitulé Who’s Who in American Jewry il trouva un certain nombre d’éminents bolcheviques fièrement répertoriés, bien qu’ils ne puissent être considérés comme Américains. Parmi eux se trouvaient Lazar Kaganovitch, le Boucher de l’Ukraine, et Léon Trotsky (Lev Bronstein), le commissaire sanguinaire de l’Armée rouge, à qui l’on doit la liquidation des «forces contre-révolutionnaires» en Russie.

Un autre livre, écrit par un éminent juif «anglais», se vantait que les Juifs «dans une plus grande mesure que [. . .] tout autre groupe ethnique [. . .] ont été les artisans de la Révolution de 1917». Le livre estimait que «80% des révolutionnaires en Russie étaient juifs.»

Les vieux numéros moisis des journaux juifs racontaient la même histoire, et ils étaient appuyés par les dossiers officiels du gouvernement américain. Un volume de ces documents, qui avait été publié vingt ans auparavant, contenait des rapports ministériels russes d’une franchise brutale. La phrase suivante, écrite par le diplomate néerlandais Oudendyk, dans un rapport de 1918 de la Russie à son gouvernement, est typique de ces documents:

Je considère que la suppression immédiate du bolchevisme est la plus grande question qui se pose aujourd’hui au monde, sans même exclure la guerre qui fait toujours rage, et à moins que, comme je l’ai déjà dit, le bolchevisme ne soit immédiatement étouffé dans l’œuf, il est appelé à se répandre sous une forme ou sous une autre en Europe et dans le monde entier, car il est organisé et travaillé par des Juifs sans nationalité, et dont un objectif est de détruire pour leurs propres fins l’ordre existant des choses.

Aussi choquantes que soient ces révélations, Rockwell était encore plus troublé par le fait que le grand public ne s’en rendait pas compte. Pourquoi ces choses n’étaient-elles pas dans les textes d’Histoire de l’école? Pourquoi la radio, les journaux et les magazines lui ont-ils répété à maintes reprises le «crime horrible» d’Adolf Hitler d’avoir tué tant de Juifs, sans jamais lui dire que les Juifs de Russie étaient responsables du meurtre d’un nombre beaucoup plus important de Gentils? D’autres questions se sont posées. On lui avait dit que l’attaque de l’Angleterre contre l’Allemagne était justifiée par l’attaque d’Hitler contre la Pologne. Mais qu’en est-il de l’Union soviétique, qui avait envahi la Pologne en même temps? Pourquoi l’Angleterre n’a-t-elle pas déclaré la guerre à l’Union soviétique? Serait-ce parce que le gouvernement était entre les mains des Juifs? Qui est responsable de la conspiration du silence sur ces questions et d’autres? Il décida de le découvrir. Et, plus tard, à mesure que les faits se mettaient en place et que le tableau sordide commençait à se dessiner, il voyait devant lui une obligation inéluctable.

Un homme honnête, lorsqu’il se rend compte qu’il y a du sale boulot dans sa communauté, s’y oppose et tente d’inciter ses voisins à faire de même. Et s’il découvre, cependant, que la plupart de ses voisins ne veulent pas être dérangés; que beaucoup de ses voisins sont déjà conscients de ce qui se passe mais préfèrent l’ignorer parce que s’y opposer pourrait compromettre leurs affaires privées; que certains de ses voisins — certains de ses voisins les plus riches et les plus influents, les dirigeants de la communauté — sont eux-mêmes impliqués dans le sale boulot? S’il s’agit d’un homme ordinaire, il peut se plaindre pendant un certain temps d’un tel état de choses, mais il s’y adaptera du mieux qu’il le pourra. Il verra bientôt qu’il n’y a rien à gagner à prendre des risques et il continuera à s’occuper de ses affaires.

La nature humaine étant ce qu’elle est, il est fort probable qu’il soulagera sa conscience en essayant d’oublier le plus rapidement possible ce qu’il a appris; peut-être même finira-il par se convaincre qu’il n’y a vraiment rien de mal après tout — que son jugement initial était erroné, et que le sale travail n’était vraiment pas du sale travail mais simplement «du progrès». Si, d’un autre côté, c’est un homme extraordinaire avec un sens du devoir particulièrement fort, il continuera à s’opposer à ce qu’il sait être mauvais et nocif pour la communauté sur le long terme. Il peut continuer à faire remarquer à ses voisins, même après qu’ils aient clairement fait savoir qu’ils ne sont pas intéressés, qu’il faut arrêter le sale boulot; il peut écrire des tracts et prononcer des discours; il peut même se présenter à une fonction publique avec un programme de «réforme». Mais même ainsi, étant un homme raisonnable et non «extrémiste», il se sentira obligé d’accorder aux malfaiteurs le bénéfice du doute qui doit sûrement exister quant à leurs motifs. Et leur position n’est peut-être pas tout à fait fausse? Il est certain qu’un compromis raisonnable et équitable pour toutes les parties concernées est la meilleure solution. Si le malfaiteur avait travaillé seul au moment de sa découverte, la pendaison serait, bien sûr, la seule solution admissible au problème: une répudiation appropriée et totale par la communauté de ses mauvaises actions. Mais alors que tant de criminels, avec tant de complices, sont engagés depuis si longtemps dans une entreprise criminelle aussi vaste et ont déjà causé des dommages aussi profonds, la solution la plus raisonnable doit certainement être de se contenter de réprimander les criminels — enfin, s’il est juste de les appeler criminels — essayer d’installer quelques garanties contre leur nouvelle activité — des garanties qui, bien sûr, ne seraient pas trop en contradiction avec les «progrès» (ou les dommages) déjà accomplis — et puis, laisser le passé au passé, vivre avec les choses telles qu’elles sont.

Mais ce n’est qu’un homme sur des dizaines de millions — la figure rare et solitaire de l’Histoire mondiale — qui a, premièrement, l’objectivité d’évaluer une telle situation en termes de normes absolues et intemporelles et, sans tenir compte des considérations populaires et contemporaines du «caractère raisonnable», de tirer les conclusions finales que ces normes imposent; et qui a alors la force de volonté et de caractère d’insister pour qu’il n’y ait pas de compromis avec le mal, qu’il soit éradiqué et complètement détruit, que le droit, la santé et la raison l’emportent à nouveau, quels que soient l’agitation et le désagrément temporaire qu’entraîne leur restauration.

Rockwell avait vu les faits. Pour lui, il était impensable de tenter de s’écarter de la conclusion qu’ils sous-entendaient. Et, en réalisant l’ampleur effrayante de la tâche qui l’attendait, au lieu d’essayer de se soustraire à la responsabilité que lui imposaient ses nouvelles connaissances, il sentit s’élever en lui sa réponse caractéristique à un défi apparemment impossible.

C’est un simple sens de l’engagement qui l’amena à se porter volontaire pour le service militaire en mars 1941, dès qu’il fut amené à croire qu’Adolf Hitler était une menace pour son pays, au lieu d’attendre Pearl Harbor. Et au début de 1951, quand il commença à comprendre qu’il avait été dupé en 1941 et quand il commença à voir qui l’avait dupé, ce qu’ils faisaient, et les terribles dommages qu’ils avaient fait à son peuple et qu’ils prévoyaient encore de faire, ce même sens de l’engagement ne lui laissa qu’une seule voie, à savoir, combattre! Il ne s’est pas arrêté pour demander si d’autres étaient également prêts à assumer leur responsabilité; la sienne était parfaitement claire pour lui.

Mais comment se battre? Par où commencer? Que faire? Le nom d’un homme qui avait fait quelque chose de naturel lui est venu à l’esprit: Adolf Hitler. Rockwell a décrit ce qui s’est passé ensuite:

J’ai cherché dans les librairies de San Diego et j’ai finalement trouvé une copie de Mein Kampf cachée à l’arrière. Je l’ai acheté, je l’ai ramené chez moi et je me suis assis pour lire.

Et ce fut la fin d’un Lincoln Rockwell. . . et le début d’une toute autre personne.

Il n’avait pas, bien sûr, passé près de trente-trois ans complètement inconscient des événements mondiaux. Beaucoup de choses l’avaient profondément dérangé, et il avait passé des années d’efforts frustrants à essayer de comprendre le chaos apparemment insignifiant dans lequel le monde semblait s’enfoncer. Il lui semblait qu’il devait y avoir une relation logique entre les événements des décennies précédentes, mais il ne parvenait pas à trouver la clé du puzzle:

Je souffrais simplement du sentiment vague et malheureux que les choses allaient mal — je ne savais pas exactement comment — et qu’il devait y avoir un moyen de diagnostiquer la «maladie» et ses causes et de faire des efforts intelligents et organisés pour corriger ce problème.

Le message d’Adolf Hitler dans Mein Kampf lui donna la clé qu’il cherchait, et plus encore:

En Mein Kampf, j’ai trouvé un «soleil mental» abondant, qui a soudain baigné le monde gris en son entier dans la lumière claire de la raison et de la compréhension. Mot après mot, phrase après phrase, assénés dans les ténèbres comme des coups de tonnerre et des éclairs de révélation, arrachant et déchirant les toiles d’araignée de plus de trente ans d’obscurité, illuminant brillamment les mystères de l’obscurité jusque-là impénétrable d’un monde devenu fou.

J’étais stupéfait, hypnotisé. Je ne pouvais pas déposer le livre sans souffrir d’impatience d’y revenir. Je l’ai lu en marchant jusqu’à l’escadron; je l’ai pris en avion et je l’ai lu allongé sur le tableau pendant que je donnais automatiquement les instructions aux autres avions qui survolaient le désert. Je l’ai lu en traversant le ferry Coronado. Je l’ai lu toute la nuit et le lendemain matin. Après avoir terminé, j’ai recommencé et relu chaque mot, en soulignant et en marquant des passages particulièrement magnifiques. Je l’ai étudié, j’y ai réfléchi, je me suis interrogé sur son génie indescriptible. . .

Je l’ai relu et étudié encore un peu plus. Lentement, petit à petit, j’ai commencé à comprendre. Je me suis rendu compte que le national-socialisme, la vision iconoclaste du monde d’Adolf Hitler, était la doctrine de l’idéalisme racial scientifique — en fait une nouvelle religion. . .

 

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